dimanche 31 janvier 2010

NECKTAR 2017 volume 2 (free download)

Une production Le Colibri Nécrophile / EarshelteringNecktar
Free download / Téléchargement gratuit / Descarga gratis
http://www.necktar.info/Necktar_2017/Volume_2/indexfr.htm 
http://www.archive.org/details/Necktar2017Volume2

01.Chromatic (feat Allen Ginsberg & PantyChrist) - In Back Of The Real
02.Die puppe and Ales - OG M
03.Gas Anorex - Hybrides
04.Adrian Carter - Take Nothing Leave Nothing
05.The Dielectric - Flight
06.Angel self destruct - Anomaly
07.Say 'Kiss Me' - Unmaterial
08.Parrhesia Sound System (feat PantyChrist) - Russkaya Ruletka
09.Le Syndicat - Propagation
10.ZAZ ZETOUN MIND - LOVACIOUS NIMBI
11.Ethnomite Pux - Kashmir12csz
12.ZAZ ZETOUN MIND - INTIMATE APOCALYPSE
13.Le Syndicat - Cable
14.HIV+ - Electro magnetic pulse
15.Millefeuille - La Voix de l'Homme
16.Taner Tumkaya - Damn
17.Audioviruses - Ghost from the darkness satan and the scientist
18.Thee Virginal Brides - From The Morgue With Love
19.The Montreal Nintendo Orkestar - The Great Origami Lobster
20.Tone poem - Time Lapse
21.Zmg + Saynal - Origins
22.dead.circuit - Waking Up
23.Subversive Intentions - permanentpress
24.Anton Mobin - Reproduction cyclique
25.Ben Presto - Reproduction
26.Anton Mobin - Perception Aléatoire
27.Emperor of the dust mites - Gub
28.Dvx Bellorvm - Instinct
29.HellAcimoy - 090907
30.Slug bait - The Hills
31.Mr Fuckhead - Upheaval
32.Fmuk Tinnitus - Les Canons De L'Islam
33.M.NOMIZED - Om Illumination Parts 1-2
34.MUTATE - The End of Bees (excerpt)
35.Odeama - Needleneck
36.Michel TITIN-SCHNAIDER - Ambitus, pour piano virtuel
37.Merankorii - Intimae
38.Susan Matthews - Decoyed
39.Intraktive - Noval
40.Micusnule - marvivo
41.Say 'Kiss Me' - Prune
42.Die puppe (Nikolaï Ada's Remix) - Wonderland
43.Rada & Ternovnik - Fly Away (live)
44.TSIDMZ feat Rose Rovine e Amanti - Ota Benga Pt.2 Versione alternativa
45.dead.circuit - Random Perceptions in Cycles
46.Fear and Aghast - Repressive sick thoughts
47.Fmuk Tinnitus - Acouphène 0004
48.Dvx Bellorvm - Anakim the watcher
49.Lark Blames - August
50.DYBITCOTGV? - Dans Chaque Proton, Dans Chaque Neutron, Une Autre Danse
51.Lloyd James - Pressures
52.Millefeuille - Un Vide
53.ARDLEG - LeMondeCommeJeSuis
54.Glaciate - Transitory (latest version)
55.Joli-joli - I retrieved ! Yourself !
56.Mike Meanstreetz - Hell on Earth GOOD WILL TO MEN
57.ARDLEG - SonOfTheSun
58.ZAZ ZETOUN MIND - Huytchimeya g horrm
59.ARDLEG - Rod Man
60.Drepdem - Liv
61.ARDLEG - (P)Reception
62.Drepdem - I Extract With Causion
63.Vardoger Derelict - Nightmares of Stockholm
64.Vardoger Derelict - The Revenants Epitaph
65.Mike Meanstreetz - How free FOREVER
66.ZAZ ZETOUN MIND - INCARNATION
67.Taner Tumkaya - god
68.Cezary Gapik - #0421
69.Taner Tumkaya - it
70.The Ghost Between The Strings - Underwater procession
71.Fear and Aghast - Thoughts flowing through nothingness
72.Cut-Up - Underground Mockery
73.Sylvain Duigou - Feed
74.Cut-Up - Strenght in Solitude
75.Die puppe - Astronomy
76.Say 'Kiss Me' - Duality
77.A.n.K.h // - H.I.V // I.V.G
78.Adrian Carter - Deka (RSVP's Ripped And Raw Remix)
79.M.NOMIZED - Smok Machine
80.Ethnomite Pux - Witch
81.Parrhesia Sound System (feat PantyChrist) - VERMIFLUX [Pink Feather VURT]
82.M.NOMIZED - Skill Of Loop (featuring Timothy Leary)
83.Parrhesia Sound System (feat PantyChrist) - Indigo Emerald Turntable [Rainbow Feather VURT]
84.Otto von Rhinau - Otto Live in Barca
85.Stray Dog City - Heatwave (live)
86.Planetaldol - Bullous corpse
87.Joli-joli - Words
88.Turmoil - Binary Fission
89.MUTATE - Trapped
90.L.I.M - Walled In A Hollow Pillgrim
91.micusnule - parade nuptiale
92.Hector Nickel - Drunk Tango


Le colibri Nécrophile 
Earsheltering  

WANDERING MINDLESS by Larry Carlson

Sound and Visions by Larry Carlson, 2008

Weird audio-visual virtual psychedelic trip.



WANDERING MINDLESS from Larry Carlson on Vimeo.

jeudi 28 janvier 2010

Antonin Artaud - Pour en finir avec le jugement de Dieu





 (Extrait)
« J’ai appris hier
(il faut croire que je retarde, ou peut-être n’est-ce qu’un faux bruit, l’un de ces sales ragots comme il s’en colporte entre évier et latrines à l’heure de la mise aux baquets des repas une fois de plus ingurgités),
j’ai appris hier
l’une des pratiques officielles les plus sensationnelles des écoles publiques américaines
et qui font sans doute que ce pays se croit à la tête du progrès.
Il paraît que parmi les examens ou épreuves que l’on fait subir à un enfant qui entre pour la première fois dans une école publique, aurait lieu l’épreuve dite de la liqueur séminale ou du sperme,
et qui consisterait à demander à cet enfant nouvel entrant un peu de son sperme afin de l’insérer dans un bocal
et de le tenir ainsi prêt à toutes les tentatives de fécondation artificielle qui pourraient ensuite avoir lieu.
Car de plus en plus les américains trouvent qu’ils manquent de bras et d’enfants,
c’est à dire non pas d’ouvriers
mais de soldats,
et ils veulent à toute force et par tous les moyens possible faire et fabriquer des soldats
en vue de toutes les guerres planétaires qui pourraient ensuite avoir lieu,
et qui seraient destinées à démontrer par les vertus écrasantes de la force
la surexcellence des produits américains,
et des fruits de la sueur américaine sur tous les champs de l’activité et du dynamisme possible de la force.
Parce qu’il faut produire,
il faut par tous les moyens de l’activité possibles remplacer la nature partout où elle peut-être remplacée,
il faut trouver à l’inertie humaine un champ majeur,
il faut que l’ouvrier est de quoi s’employer,
il faut que des champs d’activité nouvelle soient crées,
où ce sera le règne enfin de tous les faux produits fabriqués,
de tous les ignobles ersatz synthétiques
où la belle nature vraie n’a que faire,
et doit céder une fois pour toutes et honteusement la place à tous les triomphaux produits de remplacement
où le sperme de toutes les usines de fécondation artificielle
fera merveille
pour produire des armées et des cuirassés.
Plus de fruits, plus d’arbres, plus de légumes, plus de plantes pharmaceutiques ou non et par conséquent plus d’aliments,
mais des produits de synthèse à satiété,
dans des vapeurs,
dans des humeurs spéciales de l’atmosphère, sur des axes particuliers des atmosphères tirées de force et par synthèse aux résistances d’une nature qui de la guerre n’a jamais connu que la peur.
Et vive la guerre, n’est-ce pas ?
Car n’est-ce pas, ce faisant, la guerre que les Américains ont préparée et qu’il prépare ainsi pied à pied.
Pour défendre cet usinage insensé contre toutes les concurrences qui ne sauraient manquer de toutes parts de s’élever,
il faut des soldats, des armées, des avions, des cuirassés,
de là ce sperme
auquel il paraîtrait que les gouvernements de l’Amérique auraient eu le culot de penser.
Car nous avons plus d’un ennemi
et qui nous guette, mon fils,
nous, les capitalistes-nés,
et parmi ces ennemis
la Russie de Staline
qui ne manque pas non plus de bras armés.
Tout cela est très bien,
mais je ne savais pas les Américains un peuple si guerrier.
Pour se battre il faut recevoir des coups
et j’ai vu peut-être beaucoup d’Américains à la guerre
mais ils avaient toujours devant eux d’incommensurables armées de tanks, d’avions, de cuirassés
qui leur servaient de boucliers.
J’ai vu beaucoup se battrent des machines mais je n’ai vu qu’à l’infini
derrière
les hommes qui les conduisaient.
En face du peuple qui fait manger à ses chevaux, à ses bœufs et à ses ânes les dernières tonnes de morphine vraie qui peuvent lui rester pour la remplacer par des ersatz de fumée,
j’aime mieux le peuple qui mange à même la terre le délire d’où il est né,
je parle des Tarahumaras
mangeant le Peyotl à même le sol
pendant qu’il naît,
et qui tue le soleil pour installer le royaume de la nuit noire,
et qui crève la croix afin que les espaces de l’espace ne puissent plus jamais se rencontrer ni se croiser.
C’est ainsi que vous allez entendre la danse du
TUTUGURI »

(Écrit vers le 22 novembre 1947)




mardi 26 janvier 2010

ORPHEUS DESCENDING



                                 TENNESSEE WILLIAMS - ORPHÉE DESCENDANT

I

Ils disent que l’or du royaume inférieur pèse tant
que les têtes ne peuvent se dresser sous le poids de leur
        couronne,
les mains ne peuvent se dresser sous les joyaux,
les bras braceletés n’ont pas la force de saluer.

Comment une femme au pied blessé eût-elle pu s’y mouvoir ?   

Ils disent que l’atmosphère de ce royaume est alourdie à
        suffoquer de poussière de rubis,
Poussière d’antiquité qui provient du frottement du joyau
        contre le métal, graduel, sans fin,
un poids qui ne peut jamais être soulevé…

Comment un coquillage frissonnant de fils eut-il pu s’y
        frayer un chemin ?

Ils disent que nulle lumière n’y existe, mais de temps en
       temps
il y a la convulsion angoissée de l’ombre en ombre moindre,
découvrant momentanément, confusément,
l’éternelle session de la cour, presque immobile,
les courtisans écrasés par le poids d’or de leur robe,
les dames impuissantes à respirer sous le poids de leurs
         guirlandes noir-sang de roses,
le poids de leurs paupières leur permettant à peine de
        s’ouvrir.

Orphée, comment son pied blessé eut-il pu s’y mouvoir ?

II

Il est fort plaisant de se rappeler les merveilles que tu as
        accomplies au royaume supérieur,
l’abîme et la forêt rendus docilement vocaux,
le cours d’une rivière changé comme un bras change quand       
        plié au coude,
les moments faits pour continuer grâce à la douce vibrance
        d’une corde pressée d’un doigt…

Mais c’était là merveille naturelle comparée à ce que
         tu essaies au royaume inférieur
et cela ne sera pas terminé,
non, cela ne sera pas terminé,

car tu dois apprendre, même toi, ce que nous avons appris,
que certaines choses sont par leur nature marquées pour
       n’être pas terminées
mais seulement désirées et quêtées un moment et abandonnées.

Et tu dois apprendre, même toi, ce que nous avons appris,
la passion qui est pour la déclivité en ce monde,
l’impulsion à tomber qui suit une fontaine naissante.


Maintenant Orphée, retourne, ô fugitif à face de honte,
       retourne
sous le croulant mur brisé de toi-même,
car tu n’es pas étoiles mises au ciel en forme de lyre,
mais la poussière de ceux qui ont été déchirés par les Furies.

(Extrait de « Dans l’hiver des villes » de Tennessee Williams,
éditions Pierre Seghers 1964, collection « Autour du monde »
poèmes présentés et traduit par Renaud de Jouvenel).



TENNESSE WILLIAMS The Fugitive Kind


 Apollinaire - Alcools (1913) LUL DE FALTENIN    A Louis de Gonzague Frick
Sirènes j'ai rampé vers vos
Grottes tiriez aux mers la langue
En dansant devant leurs chevaux
Puis battiez de vos ailes d'anges
Et j'écoutais ces chœurs rivaux
Une arme ô ma tête inquiète
J'agite un feuillard défleuri
Pour écarter l'haleine tiède
Qu'exhalent contre mes grands cris
Vos terribles bouches muettes
Il y a là-bas la merveille
Au prix d'elle que valez-vous
Le sang jaillit de mes otelles
A mon aspect et je l'avoue
Le meurtre de mon double orgueil
Si les bateliers ont ramé
Loin des lèvres à fleur de l'onde
Mille et mille animaux charmés
Flairant la route à la rencontre
De mes blessures bien-aimées
Leurs yeux étoiles bestiales
Eclairent ma compassion
Qu'importe ma sagesse égale
Celle des constellations
Car c'est moi seul nuit qui t'étoile
Sirènes enfin je descends
Dans une grotte avide J'aime
Vos yeux Les degrés sont glissants
Au loin que vous devenez naines
N'attirez plus aucun passant
Dans l'attentive et bien-apprise
J'ai vu feuilloler nos forêts
Mer le soleil se gargarise
Où les matelots désiraient
Que vergues et mâts reverdissent
Je descends et le firmament
S'est changé très vite en méduse
Puisque je flambe atrocement
Que mes bras seuls sont les excuses
Et les torches de mon tourment
Oiseaux tiriez aux mers la langue
Le soleil d'hier m'a rejoint
Les otelles nous ensanglantent
Dans le nid des Sirènes loin
Du troupeau d'étoiles oblongues

   
Maria Casares as Death in Orpheus
(1950, dir. Jean Cocteau)
Maria Casarès in “Orphée”

ORFEU NEGRO extrait du film "Orfeu negro" drame de Marcel Camus 
(Brésil / France / Italie - 1959) d'après la pièce de théâtre "Orfeu de Conceicao" 
de Vinicius de Moraes. Avec Breno Mello, Marpessa Dawn...

samedi 23 janvier 2010

OBAKEKOUBOU NEW release !

2010.3.14
WORLD WIDE INDUSTRIAL Compilation CD
MANNEQUIN ORCHESTRA
participation artist:
LEAH-PEAH/ ZAZ ZETOUN MIND/
TAKAAAKI/ NOISECONCRETE/
SALMONELLA/ MANGIRL...
price:1500YEN,
With sticker, postcard,poster, aluminum badge...AND LOVE
contact :
http://www.myspace.com/obakekoubou






jeudi 14 janvier 2010

Federico García Lorca (1898-1936) Llanto por Ignacio Sanchez Mejias






La cogida y la muerte

A las cinco de la tarde.
Eran las cinco en punto de la tarde.
Un niño trajo la blanca sábana
a las cinco de la tarde.
Una espuerta de cal ya prevenida
a las cinco de la tarde.
Lo demás era muerte y sólo muerte
a las cinco de la tarde.


El viento se llevó los algodones
a las cinco de la tarde.
Y el óxido sembró cristal y níquel
a las cinco de la tarde.
Ya luchan la paloma y el leopardo
a las cinco de la tarde.
Y un muslo con un asta desolada                                                            
a las cinco de la tarde.                                                                      
Comenzaron los sones del bordón                                                      
a las cinco de la tarde.
Las campanas de arsénico y el humo
a las cinco de la tarde.
En las esquinas grupos de silencio
a las cinco de la tarde.
¡Y el toro solo corazón arriba!
a las cinco de la tarde.
Cuando el sudor de nieve fué llegando
a las cinco de la tarde,
cuando la plaza se cubrió de yodo
a las cinco de la tarde,
la muerte puso huevos en la herida
a las cinco de la tarde.
A las cinco de la tarde.
A las cinco en punto de la tarde.


Un ataúd con ruedas es la cama
a las cinco de la tarde.
Huesos y flautas suenan en su oído
a las cinco de la tarde.
El toro ya mugía por su frente
a las cinco de la tarde.
El cuarto se irisaba de agonía
a las cinco de la tarde.
A lo lejos ya viene la gangrena
a las cinco de la tarde.
Trompa de lirio por las verdes ingles
a las cinco de la tarde.
Las heridas quemaban como soles
a la cinco de la tarde,
y el gentío rompía las ventanas
a la cinco de la tarde.
A las cinco de la tarde.
¡Ay qué terribles cinco de la tarde!
¡Eran las cinco en todos los relojes!
¡Eran las cinco en sombra de la tarde!





The Goring and the Death
(english translation)

At five in the afternoon.
It was exactly five in the afternoon.
A boy brought the white sheet
at five in the afternoon.
A basketful of lime in readiness
at five in the afternoon.
Beyond that, death and death alone
at five in the afternoon.


The wind carried off wisps of cotton
at five in the afternoon.
And oxide dispersed glass and nickel
at five in the afternoon.
Dove locked in struggle with leopard
at five in the afternoon.
A thigh with a horn of desolation
at five in the afternoon.
The bass strings began to throb
at five in the afternoon
The bells of arsenic, the smoke
at five in the afternoon.
At street corners silence clustering
at five in the afternoon.
Only the bull with upbeat heart
at five in the afternoon.
When snow-cold sweat began to form
at five in the afternoon,
when iodine had overspread the ring
at five in the afternoon
death laid eggs in the wound
at five in the afternoon.
At five in the afternoon.
At exactly five in the afternoon.


A coffin on wheels is the bed
at five in the afternoon.
Bones and flutes resound in his ear
at five in the afternoon.
The bull was bellowing in his face
at five in the afternoon.
Death pangs turned the room iridescent
at five in the afternoon.
In the distance gangrene on the way
at five in the afternoon.
Lily-trumpet in the verdant groin
at five in the afternoon .
The wounds burned with the heat of suns
at five in the afternoon,
and the throng burst through the windows
at five in the afternoon.
At five in the afternoon.
Horrifying five in the afternoon!
The stroke of five on every clock.
The dark of five in the afternoon.




(Traduction française)

Le coup de corne et la mort 

A mi querida amiga Encarnación López Júlvez


A cinq heures du soir.
Il était juste cinq heures du soir.
Un enfant apporta le blanc linceul
à cinq heures du soir.
Le panier de chaux déjà prêt
à cinq heures du soir.
Et le reste n'était que mort,rien que mort
à cinq heures du soir.


Le vent chassa la charpie
à cinq heures du soir.
Et l'oxyde sema cristal et nickel
à cinq heures du soir.
Déjà luttent la colombe et le léopard
à cinq heures du soir.
Et la cuisse avec la corne désolée
à cinq heures du soir.
Le glas commença à sonner
à cinq heures du soir.
Les cloches d'arsenic et la fumée
à cinq heures du soir.
Dans les recoins, des groupes de silence
à cinq heures du soir.
Et le taureau seul, le coeur offert!
A cinq heures du soir.
Quand vint la sueur de neige
à cinq heures du soir,
quand l'arène se couvrit d'iode
à cinq heures du soir,
la mort déposa ses oeufs dans la blessure
à cinq heures du soir.
A cinq heures du soir.
Juste à cinq heures du soir.


Un cercueil à roues pour couche
à cinq heures du soir.
Flûtes et ossements sonnent à ses oreilles
à cinq heures du soir.
Déjà le taureau mugissait contre son front
à cinq heures du soir.
La chambre s'irisait d'agonie
à cinq heures du soir.
Déjà au loin s'approche la gangrène
à cinq heures du soir.
Trompe d'iris sur l'aine qui verdit
à cinq heures du soir.
Les plaies brûlaient comme des soleils
à cinq heures du soir,
et la foule brisait les fenêtres
à cinq heures du soir.
A cinq heures du soir.
Aïe, quelles terribles cinq heures du soir!
Il était cinq heures à toutes les horloges.
Il était cinq heures à l'ombre du soir!


Traduction originale du poème en français; Sylvie Corpas© et Nicolas Pewny©:
(traduction agréée par la Fondation et les héritiers de Garcia Lorca)







jeudi 7 janvier 2010

LUCIANA GOMEZ












"Collage de agua"

Siento el mar de lejos,
como te siento...

Hoy lo traje en una estrella                                                     
y te deje solo,
hoy el mar me pertenece,
aunque sea en un collage.



"Ansias"

Y sin tu sexo,
incansable fantasma

calculo tu distancia,                                                                           
manipulando tus sentidos.
Manejo opciones diversas
mentiras y sonidos de tu voz calma.
La eternidad cuelga de mi cabeza,
y asi quedo,
flotando con mis ansias azules de querer
matarte de a poco.


"Miedo"

Miedo mio,
miedo eterno.
Miedo...
el miedo que producen tus lunares.


"Tus colores"

Manchaste de amarillo mi pensar,
y tu rojo salvaje me hechizo.
Desprendiste los verdes de mi vientre,
y el negro de tus ojos anudo mi lengua...
Y sin pensarlo,te ahogue con mis palabras,
caminando de memoria hasta tus manos.


"Rojo y Negro"

Desgarrada de dolores
mi garganta ya no canta,
y mis dedos cobardes
no te tocan.
Espalda sin fuerzas,
ojos iluminados
pensamiento intimidante,
suspiros de marzo.
Moje mis labios con tu veneno,
mori como rocio de verano
y vivi de nuevo.
Olvide mi sombra en tu pecho,
baile con tus pies descalzos.
Mareada de colores me fui,
mi cuerpo separado por el sol,
tunel que no tiene fin...
volviste a mi de forma ondulante,
rojo y negro
sangre y noche
olvido y mar.



"Sola"

Sedienta de tu lengua
segura de tu ser
camine por tu mirada
luz reflejada en mis pies.
Destrone tus deseos
ajedrez perpetuo en mi cabeza
caliente humo
prometiste tu querer
prometiste...
Caleidoscopio de tus ojos
mi pensar juega hoy
niña tonta juega sola
nuevamente rojos corazones
besame como tu sabes
no lo siento
juega conmigo
juega que estoy sola....


  "Locura"

Mundo cambiante en mis ojos
magia que cae de tus manos.
Sono tu voz en mis oidos
como las pisadas que dieron tus pies.
Tormenta en mis cabellos,
no quieres tocarlos.
Madrugada infinita
desperte en colores.
Ansiedad de tus aromas
hipnotico anochecer...
cantas en rojo
mientes en negro
y me asesinas en azul.
Deshojas mis palabras
yo las anudo inutilmente
penetras mis espacios.
Ritmo acovardado de mi corazon
desprendo tristezas de mi lengua
la enrosco,la alargo,te envuelvo..
el miedo crece
mis manos bailan
lloro grito
mezclo risas
desaparesco...



 "Mar estrecho"

Oceano lejano
piedras sucias de locura
hablas y no dices nada
no entiendo tus silencios.
Sacrificio de mis pies
dejas sin aliento mis pulmones
Mar estrecho en mis ojos
enjambre de pecados
robas sin clemencia mis espacios.
Te doy mi espalda, mis rasguños
mi sangre y mis mentiras...
Mar estrecho entre mis piernas
deshojo mis inviernos eternos
pedezco tus veranos calcinantes
desaparezco al rozarte
de eso me alimento
Mar estrecho entre mis pechos
caricias de colores
Cuento horas de mi vida
y me doy cuenta
que no te tengo.        


  "Mentira"

Lujurioso amanecer
enredada entre tus piernas.
Desprendes las raices de mis pies helados...
Manos que no envejecen
laberintos en el mar
tus besos quemaron mi espalda...
y sufri.
Dormiste y te mire,
mareada me anude,
y mori.
Calcaste mi cintura
con tus dedos,
borracha mezcle nuestros colores
me envolvi entre sombras...
te menti y me fui.



 "Nacida"

Mitad,
sorpresivo desenfreno de ironias
perdidas en la furia de mis manos traductoras.
Claroscuro,
serpiente ahogadora de mis gritos silenciosos.
Soledad,
desafiante me entrego al propio veneno de mi boca
depierto y renazco con un soplo de tu viento ...en mis pupilas.

dedicada a Yanira Cardozo.                                                                                                         

De Soles y Lunas    (a zzm)      

 
"Esencia"

Mis ojos coronados con espinas
no dejan que los cierre
me cuelgo de mi propia razon
esencia maldita que poseo
Laberintos...
mis pies ya no caminan
siento mi piel oscura desvanecer
de mis huesos.
Palpitante mi corazon caliente se desangra...
quedo seca...
Rebobine mis colores
y quede en gris.
Enjambre de soledades
mi pelo suelto enrieda
tus pestañas perfumadas.      



" S/T"

Siniestro presagio de mis sueños
el reloj acelera mi poesia.
Decante el oscuro verbo de tu boca...
Ya no me veo,
Ya no me escucho.
Cuerpo dividido,
aguijones prematuros en mi oido
vientre vacio
telaraña en mis cabellos
nudillos de porcelana
Retrocedi mordiendo tu boca
y mori presa de tu ombligo.



© Poemas, pinturas y fotos Luciana Gomez
                                                                                                                                  

dimanche 3 janvier 2010

ANSS'HYY NIBAKAN / HISTOIRE D'UNE VIE...

Une vidéo de Zaz Zetoun Mind
augmenté d'un texte de Elisabeth Vaury
que je remercie...

La remontée vers les abîmes. Voyage autour du centre de ma tête.



L'annuaire des cycles ovariens
Remplit les pages des tabloïds
Où les princesses  royal canin
Jouent avec leurs éphémérides
pour visionner ses rois devenus chiens
ils  mettent  des mots sur leur silence
Pour être sûr d'avoir raison
Surtout pas troubler vos consciences
Dans le vertige des vibrations
Mais le vent tourne et le temps passe
Enfin tranquille et sans rancune
Moi je vois s'éloigner les rapaces
J'ai découverte la solitude
Le jour de ma fécondation
Bien que j'en aie pris l'habitude
J'attends l'heure de ma rédemption.
© Elisabeth Vaury
http://pastelise.blog4ever.com

samedi 2 janvier 2010

Le petit monde de Cerkita Zongho
























L'art du collage de Cerkita Zongho. Une promenade dans le monde fascinant et poétique de Cerkita Zongho à travers un choix de collages de Brigitte Barry sur une mise en son de Zaz Zetoun Mind.





































Papiers collés + aquarelles © Brigitte Barry