vendredi 26 mars 2010

GNAPHAR MIN - HA ADHAMAH

La nuit se lève sur Barceloka
reflet de lune sur mer déchaînée
apocalypse dans la tête
rue de la comtesse Venus Delicatessen.
The Blackhole
escortés par Il Diablo et Bacchus.
Le fond touché
faux poète de Tanger
clodos épouvantés
le regard tue :
voir un corps quitter son âme,
le privilège des poivrots...
Avens lascifs aux bestiaires enchantés
vos sortilèges
recouvrent de neige le sud de mon étoile.
Petite ourse (les trois mondes) perdue...
Au fond le fond est très clair
me dit une amie...
Novembre et le lézard n'hiberne toujours pas,
il a pourtant vu un congénère
y laisser sa peau...
Parle avec les pierres
me dit un messager charitable
et n'oublie pas
le dualisme est ton Golgotha !
Le désastre en marche vers l'aveuglement
dans le noir de la putréfaction préparatoire
l'ombre inverse comme eau sèche
le goût du feu aqueux dans la bouche
le dissolvant universel
m'abîme
révèle
le masque du rêve
de la vulpe à vulve
la pantomine rôdée
jusque dans le reflet du cauchemar.
D'où vient le temps ?
Je vois...

samedi 13 mars 2010

K D'HAVRES EXQUIS

Ofurq esto pitak pichtaku para nasa way es nones furticare opuls nubaret. Thon de falaise félée aux happy hours des gogues de merde où je découvris que Johnny Angelo était noir de moire et raide aux occis clairs de chambre boomex en camion vernis de fiotte. Fiente mais de citron. pour ce qui est du skull of mine à 23° à droite. Couvent au fond du couloir, long comme le colon d'une guêpe mutante. Le genre malpropre et méchant. Transgenre évidemment. 
(Feat. Sonia G.)


mardi 9 mars 2010

OCTOBRE LE DEUIL DU HUIT


De mon voyage en Haute-Pneumonia j’ai ramené un crapaud, il loge dans mon oreille gauche, en toutes circonstances il coasse, mêlant son chant à celui des cigales, elles perpétuent l’été au nord de mon crâne depuis la nuit des temps. Un cafard endémique occupe aussi le secteur, m’entraînant régulièrement vers des abîmes de turpitudes sans négoce possible. En ces régions absurdement solennelles la pluie et le vent sont intraitables même en répétant en cœur et jusqu’à l’épuisement, tel un mantra, ce sésame ridicule qui n’ouvre sur rien : octobre le deuil du huit. Ne jamais écouter les voix venues de l’ennui et de la peur. Changer de rêve pour changer de couleur. Je sais à présent quel n’est pas ton visage et où tu ne te trouves pas. Asthme généalogique comme gabbro séculaire, aorte de l’enfance où braillent martinets frères oiseaux. Un souvenir comme un mauvais goût de bouche. La vieille folle offre son cul aux hirondelles, gazouillis à tous les étages. Essore le cauchemar dans les entrailles de l’insomnie, sous le regard moqueur de la tourmente. L’œil oblique révulse les images que dégueule la mémoire biliaire. Nos regards enfantins emplis de curiosité choisissent avec malice la noyade sous cette fontaine de démence qui n’en fini pas d’éclabousser les escargots mais de plaisir, debout, jambes écartées, varices aux cœur, comme un ciel de décembre improbable incarnation faite femme. Aux sarcasmes et autres rires moqueurs de circonstance succède le souffle chaud des nimbes de l’atroce qu’attisent les vents putrides de l’ouest du crâne. Ports rosis au chalumeau…Quantique du dimanche, picoreur de secondes, quelqu’un peut-il faire taire ce mainate mécanique qui ne possède pour langage qu’une seule phrase répétée à l’infini : mais où vont les vaches folles ? Globule en circuit fermé réparateur de tomates section horlogerie. Le datura au marteau-pilon. Couscoussiers aux balcons tournés la voix de leurs maîtres. Soumises la boucherie la tripe aussi. L’animal crie. Epuisé par les légions armées de l’aube épaisse en guerre contre les premières lueurs du jour, les garnisons de soleil levant fuient le froid de l’enfer cherchant à rejoindre le sud jamais vulgaire. Les mots prennent le contrôle. La nuit sans tain divinise le cul taré de sévices. A l’abattage dites-vous ? En rappel, une histoire d’abattoir et de camions chargés de bétail passant sous les fenêtres de ma chambre froide, la peur au ventre reconnaissant l’odeur de la mort invisible qui s’écoule pourtant dans les eaux vertes de la rivière en berne. Spasmes et débattements. L’animal se pisse dessus. Ne riez pas ! Après cela expliquez-moi comment le nez électronique peut évoquer au plus prés les senteurs printanières ? Et si la lune termine sa course sur la cheminée des fées, c’est que la nuit de muscade est terminée. En clé de huit s’entassent les nuages. En pied de poule grenouille le langage. Sensualité des vents solaires comme douceur des baisers de mars. Je débusque la débâcle sanguine sous la paupière. Regard rendu à la plaie, le corps vertige la douleur dans un grand cri de joie. Matin blanc d’oeil en convulsion. Crépuscule nectar des yeux intronise les nuits de ricins en feu. C’est alors que je laisse les neurones transmettre en morse les acouphènes qu’émettent mes oreilles au cortex alambiqué croche et double croche de mon cerveau en captivité.

jeudi 4 mars 2010

AFTER MEKTOUB



















L’ombre brûle et marcher sur la tête ne sert à rien !
Carnaval fête de la pluie et des célestes clochards
Par la grâce du rêve la sardine
Nous offre une locomotive nimbée de perles
L’araignée tisse sa nuit de noces et de sang
Aloès goyaves grottes séminales éclairs de chaleur
Venise cul sec noyée d’absinthe n’en jetez plus
La coupe est pleine le soleil blessé en goutte à goutte
Suinte son désarroi dans nos gueules assoiffées
L’ivresse est bonne lorsqu’elle coule de source !
L’aube dégueule ses charmes fétides complices d’orages
La neige s’abat du nord du crâne
Passé présent et à vomir !



KERSKAO MEMORY
La perte tétée par le goulot de la cirrhose en intra veineuse
Un océan de braise charrie des marées de neige en fusion
L’écume aux lèvres dans le spasme du marasme incendié
L’enfer rouille sous les crânes inondés de larmes
Insomnies oxydées l’effroi dans le regard de ce que nul ne doit voir
Arrière faux fous ! Les gouffres attirent toujours
A l’appel du vertige nous jetons les dés ! 




UN TEXTE D'ÉLISABETH VAURY...





Quand les ombres du soir chevauchent sur la lande Avec dans leurs passeports Sherwood ou Brocéliande Quand les elfes titubent sous l'alcool de sorgho Dans les cercles succubes de la Lune en faisceaux Quand les vents de minuit décoiffent les serments Des amants sous les aulnes d'un hôtel flamand Quand tes visions nocturnes t'empêchent de rêver Et couvrent ton sommeil d'un voile inachevé Je n'ai plus de mots assez durs

Pour te dire que je t'aime terre

Quand les chauves-souris flirtent avec les rossignols Dans les ruines d'un royaume où mon crâne est mongol Quand les syndicats brûlent nos rushes et nos démons Pour en finir avec le jugement des salauds

Quand humpty dumpty jongle avec nos mots sans noms Dans le bourdonnement des câbles à haute tension Quand tu m'offres épuisée sous l'oeil d'une  opaline Les charmes vénéneux de tes fragrances intimes Je n'ai plus de mots assez durs

Pour te dire que je t'aime terre


Quand les théâtres antiques recèlent nos orgies Catal Hoyük airport, Manco Capac City Quand nos murs se recouvrent de hiéroglyphes indiens Avec nos voix blafardes en feed back au matin Quand
tes  couleuvres viennent avaler mes mangoustes

Dans ces nuits tropicales où rugit le grand oeuvre Quand l'ange anthropophage nous guide sur la colline Pour un nouveau festin de nos chairs androgynes Je n'ai plus de mots assez durs

Pour te dire que je t'aime terre


Quand les clochards opposent la classe et l'infini A la vulgarité glauque de la bourgeoisie Quand les valets de cour, plaideurs pusillanimes Encombrent de leurs voix nos silences et nos rimes Quand aux détours d'un bar tu flingues aux lavabos Quelque juge emportant ma tête sur un plateau Quand tu branches les hélices de ma mémoire astrale Sur les capteurs-influx de ta flamme initiale Je n'ai plus de mots assez durs

Pour te dire que je t'aime terre


Quand les traces de Rorschach sur la tôle ondulée Servent aux maîtres à tester l'autochtone humilié Quand sur la Moleskine des limousines en liesse Ils en rient en fumant la mucho cojones Quand les cris de l'amour croisent les crocs de la haine Dans l'encyclopédie des clameurs souterraines Quand je rentre amoché, fatigué, dézingué En rêvant de mourir sur ton ventre mouillé Je n'ai plus de mots assez durs

Pour te dire que je t'aime terre


Quand dans la lumière sale d'un miroir tamisé Tu croises l'oeil éphémère d'une salamandre ailée Quand dans les brumes étales de nos corps transparents Tu réveilles mes volcans lumineux du néant Quand mes pensées confuses s'éclairent au magnésium Sur les écrans-secrets de ton pandémonium Quand mes bougainvillés se mêlent aux herbes folles Dans ta chaleur biguine au crépuscule créole Je n'ai plus de mots assez durs

Pour te dire que je t'aime terre


Quand les ombres du soir poursuivent sur la lande Le flash des feux arrières d'une soucoupe volante Quand le soleil se brûle aux contours de tes reins Parmi les masques obscurs d'un carnaval romain Quand l'ordre des humains nous sert dans son

 cocktail
5 milliards de versions différentes du réel Quand tu pleures essoufflée au creux de ma poitrine Avec les doux murmures des fréquences féminines Je n'ai plus de mots assez durs
Pour te dire que je t'aime Terre ............

© Elisabeth Vaury 
http://pastelise.blog4ever.com 









mardi 2 mars 2010

LE MIRACLE TATOUÉ








PETCHANATZ - VALPREMY - MATEL'EAU - LAMOTHE - BERTRAND - GIRAUD - SCOTT - MANYACH - SOCAÏ VOMIE - OUSTRIC - PISSIER - BARRY - GALDO - ESPIL - MORLIGHEM - DUVIVIER









 LANHORT - BORDELON - JACQUES ABEILLE - R. ROMAN - GUY GIRARD - LUCIEN WASSELIN - C. PETCHANATZ - HILARE MODERNE - F. LAMOTHE - MARIE ALACOQUE - P. OUSTRIC - SYLVIE NEVE - J.P. BOBILLOT - F. GIRAUDET - MONOÎ DES CARPATHES - ODETTE FARROUILH - P. GAUTRET - V. COURTOIS - R. DUSSEAUX - M. VALPREMY - M. AND - E. WAS - GUNTHER DIENELT - M. QUESTIN - DIDIER MANYACH - RW SCHULER - JL SHULER - SHERYL SIMEONE - W.E. PASSERA - E. MYCUE - ADRIEN LE CORBEAU - M. BARRY - D. BOUDRE - JOSE GALDO - JL PARANT - DANIEL GIRAUD - S. MORLIGHEM - ERIC MASSE - F. DUVIVIER - L. WASSELIN - JR CLAUDE
  JL PARANT - JOSE GALDO - KONRAD SCHMITT - GUNTHER DIENELT - JM ROUS - M. BARRY - DOUGLAS PIERCE - DA BENTLEY - P. PISSIER - DAVID RUSHMER - JEHAN VAN LANGHENHOVEN - W. TALCOTT - C. PETCHANATZ - JP LASSALE - E. MYCUE - V. COURTOIS - F. SUPIOT - R. ROMAN - E. HURST - W. EDWARDS - P. BILLE - CATRINE MAFARAUD - F. GIRAUDET - A. PAYSAN - P. ULRICH - T. WINTER DAMON - JP GAVARD-PERRET - M. VALPREMY - BLAIR WILSON - N. JOPE - J. GIANNI - CARINO BUCCIARELLI - LUCIEN WASSELIN - M. OHL - D. BOUDRE - P. OUSTRIC - FAGAGAGA - L. SUEL - RAINER WEDLER - DONATO DI NUNNO - F. POINCELET - DARK ALCESTE DE SOCAï VOMIE - E. MASSE - G. DE MARLIAVE - J. ABEILLE - S. MORLIGHEM - AC EVANS - M. BLACKBURN - PETER DE ROUS - P. CARAGUEL - JF BLANC - FRANK HAZAL' IN SABBATH

J. ABEILLE - F. GIRAUDET - P. OUSTRIC - ANNE MARBRUN - JEHAN VAN LANGHENHOVEN - B. BROYART - D. BOUDRE - PASCALE AUGER - DAVID RUSHMER - VICTOR NUBLA - GÜNTHER DIENELT - RAINER WEDLER - JP GAVARD-PERRET - JL PARANT - E. MASSE -  

 
P. RAVELLA - C. PETCHANATZ - ESTHER MOÏSA - J. ABEILLE - P. DUBOST - BRUNO EHRET - LUCIEN SUEL - P. OUSTRIC - ALEISTER CROWLEY - M. BARRY - D. RUSHMER - MARIE-LAURE DAGOIT - RAFAELLA DI AMBRA - LUCAS HESS - S. BATSAL - J. GALDO - F. GIRAUDET - C. DEGOUTTE - JEHAN VAN LANGHENHOVEN - P. PISSIER - JL PARANT - CLAUDE PELIEU - T. TILLIER - F. DUVIVIER - BÄRN N
 
 
MARCEL MOREAU - PASCAL ULRICH - M. VALPREMY - G. LEMAIRE - P. OUSTRIC - F. ORTHET - KARL SCHMDT - J. GALDO - DIANA ORLOW - P. PISSIER - JP ESPIL - JM TISSERANT - ESTHER MOÏSA - LUCE GUILBAUD - ANNELYSE SIMAO - RAINER WEDLER - C. PENNEQUIN - C. PETCHANATZ - P. BORDES - ANNE CACCITI - STANISLAS DE LAFON - MEEE - BÄRN N
 
ESTHER MOÏSA : texte
JACQUES DUVIVIER : illustrations
MICHEL BARRY : introduction