samedi 5 mai 2012

"The Divine Horseman", Maya Deren (1947-1953)



"Divine Horsemen"


Documentaire sur la religion Vaudou de Haïti, présentant les rituels de cultes issus d’Afrique, et des scènes de transe, de carnaval et de danse.Version française : voix – Raymonde Carasco, enregistrement – 1917 - 1961

« En septembre 1947, je débarquai à Haïti pour un séjour de huit mois, armée de dix-huit paquets hétéroclites ; sept de ces bagages
consistués d'équipement de tournage pour film en 16 mm (trois caméras, des trépieds, un stock de film vierge, etc.) ; trois d'entre
eux étaient du matériel d'enregistrement son pour film, et trois autres du matériel photographique. »
- Maya Deren

« "Quand l'anthropologiste arrive, les dieux s'en vont." Ainsi parle, me suis-je laissé dire, un proverbe haïtien. Maya Deren, d'un autre côté, était une artiste, de là le secret de son habilité à reconnaître les "faits de l'esprit" devant les fictions mythologiques. Ses films d'avant-garde, réalisés avant son premier départ à Haïti, témoignaient déjà d'un entendement pictural du rêve, de l'hallucination et de la vision. Elle s'était d'abord rendue à Haïti en tant qu'artiste, pensant faire un film dont le thème principal serait la danse haïtienne, mais les manifestations d'un envoûtement la fascinent d'abord, puis la saisissent, la transportant dans un au-delà inconnu dépassant toute forme d'art jamais expérimentée. Elle était réceptive, bien disposée et respectueuse, face au message de l'indiciblement profond, source des "mystères". C'est ainsi que, la rencontrant pour la première fois, juste après ce qu'elle appelait sa plongée dans l'"Obscurité blanche", elle était dans un état d'exaltation élevé. »
- Joseph Campbell

"Divine Horsemen"
Filmed by Maya Deren 1947-1954, edited by Cherel and Teiji Ito, 1973-1977, b/w 47'. Sound recorded by Maya Deren. 1917 - 1961


"In September 1947 I disembarked in Haiti, for an eight-month stay, with eighteen motley pieces of luggage; seven of these consisted of 16-millimeter motion-picture equipment (three cameras, tripods, raw film stock, etc.), of which three were related to sound recording for a film, and three contained equipment for still photography."
-Maya Deren

"In September 1947 I disembarked in Haiti, for an eight-month stay, with eighteen motley pieces of luggage; seven of these consisted of 16-millimeter motion-picture equipment (three cameras, tripods, raw film stock, etc.), of which three were related to sound recording for a film, and three contained equipment for still photography."
-Maya Deren

"When the anthropologist arrives, the gods depart.' So declares, I am told, a Haitian proverb. Maya Deren, on the other hand, was an artist: therein, the secret of her ability to recognize ‚Äòfacts of the mind' when presented through the ‚Äòfictions' of a mythology. Her avant-garde films, composed before her first trip to Haiti, had already testified to her understanding of the pictorial script of dream, vision, and hallucination. She went first to Haiti as an artist, thinking to make a film in which Haitian dance should be a leading theme. But the manifestations of rapture that there first fascinated and then seized her transported her beyond the bounds of any art she had ever known. She was open, willingly and respectfully, to the message of the speechless deep, which is, indeed, the wellspring of the mystères. And so it was that when I first met her, just following her plunge into what she has named "The White Darkness" she was in a state of high exaltation."
Joseph Campbell





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