"Crepuscular Bacio" par Thierry Texedre
Cette vérité qui dérange, tente de remplir une dernière fois son organe en parole. En fin en entrave de cet être suprême, en face duquel rien ne tient : la répétition d'une mort certaine et crépusculaire. Tentative d'effraction verbale avant son souffle en coupe, en gonflement, en apnée. Tentation de respirer en terme de vie, pas de cessation en engourdissement respiratoire. Le temps défile isomorphe. Le corps tremble en état de sauts d'images vasculaires, sang montré comme celui d'une antériorité. La réalité fracassée du corps en appui sur le sol, terre brune puis noire. L'otage est libre en ces temps de disgrâce vertébrale, la mort sursaut hante l'homme éternel dans son être. L'inquiétante étrangeté du silence qui fait face au corps soulevé, déshabillé de son âme, en son sein, de l'immobilité morbide d'une présence sans voix. Écho en face, autour, de fractures vocales, illusions peut-être d'autre vie en voix habitées celles-là...