samedi 17 octobre 2009

PIERRE CHABERT

"Double"

Pourtant je n’oublie pas ma pitié d’enfant pour la bête
double, silencieusement double, et comme consternée de
cette infirmité. Mouche double « comme un tampon mal
appliqué » timbrant je ne sais quelle triste missive, à desti-
nation de quelque triste sire. Hanneton double et incapable
de voler, de se dérouiller, de compter ses écus, comme nous
disions. . Tiraillé par ses deux paires d’élytres contradictoires,
inerte de part un théorème irréfutable. Double papillon marty-
risé, trébuchant en feuille morte. Yeux superposés qui ne
voient pas la même face des choses, condamnés pourtant
à regarder par la même fenêtre. Axe des doubles, des malheu-
reux doubles uniques et boiteux, axe sans rêve dans l’ignoble
chimie, dans la répétition sans fin.
Blood, capitaine des seuls, une bonne fois dégaine, et transperce
D’un geste cette racaille qui s’en va par deux. Réfutation, réfutation, il en est temps encore.
                                               (Les sales bêtes, poésie-Club, Guy
                 Chambelland-Libraire St.Germain-des-Prés éd. 1968)

"Le scarabée doré"

- L’esprit ? Connais pas. Vous connaissez l’esprit
vous ?
     - L’esprit ? Je le tiens embrassé, ou peu s’en faut.
Je suis sacré. Tout le monde le dit et c’est vrai.
Scarabée scatologique, ontologique béatifique.
Je regarde droit en moi, dans l’axe. L’axe qui rime avec
Sexe. Mon cerveau transparent laisse voir Dieu.
Les nervures de mon cerveau.
Je suis si ténu que je ne suis plus à moi. Je suis habité.
J’exprime autre chose. La chose capitale.
Je n’agis pas, c’est plus commode.
L’œuvre est dans mes bras, il me suffit de la rouler. C’est
une planète surprenante et docile, dont je suis le médiateur.
Tout m’autorise, évidemment.
Des taches d’hébétude rongent l’écu céleste. A mi-
chemin je vis d’ambiguïté. Vomissure en incendie, qui
pourrait comprendre ? Mais qui comprendrait serait « anor-
mal et équivoque » (sic). J’ai dit. A l’ami, je demande tout,
même l’amour. Au ciel la pourriture. Je ne ris jamais. Je
retombe. J’ai l’air de la mort. Ce n’est qu’un air. Sacré nom
de Dieu. Ce n’est pas moi qui parle. Je suinte par tous les
bouts. Je suppure d’aise. Cherchez l’homme.


 (Les sales bêtes)

jeudi 15 octobre 2009

LAURE "LE SACRÉ" (extrait)

... Je n'habitais plus la vie mais la mort.
Aussi loin que je me souvienne
les cadavres se dressaient tout droit devant moi :
" Tu as beau te détourner, te cacher, renier...
Tu es bien de la famille et tu seras des nôtres ce soir."
Ils discouraient, tendres et sardoniques,
ou bien,
à l'image de ce Christ, l'éternel humilié, l'insane bourreau,
ils me tendaient les bras.
De l'Occident à l'Orient
de pays en pays
de ville en ville
je marchais entre les tombes.
Bientôt le sol me manqua.
Qu'il fût herbu ou pavé,
je flottais,
suspendue entre ciel et terre,
entre plafond et plancher.
Mes yeux, douloureux et renversés,
présentaient au monde leurs lobes fibreux,
mes mains, crochets de mutilés,
transportaient un héritage insensé.
Je chevauchais les nuages
avec des airs de folle échevelée
ou de mendiante d'amitié.
Me sentant quelque peu monstre,
je ne reconnaissais plus les humains
que pourtant j'aimais bien.
On me vit atterrir
au ciel de Diorama
où glacée jusqu'aux os
je me pétrifiai lentement
jusqu'à devenir
un parfait accessoire de décor.



(Extrait de "Ecrits de Laure"
ed. J.J.Pauvert 1985)





lundi 12 octobre 2009

Unica Zürn




UNICA ZURN par MELMOTH.

2eisyrre


UNICA ZÜRN "MISTAKE & autres écrits français"  

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http://www.ypsilonediteur.com   1953. Unica Zürn rencontre Hans Bellmer à Berlin et le suit à Paris. Vite reconnue dans le milieu artistique parisien, elle écrit et dessine encouragée par Henri Michaux, André Pieyre de Mandiargues, Max Ernst. Unica Zürn n'écrira que rarement en français mais publiera ses principaux livres, Sombre printemps et L'Homme-Jasmin, d'abord en France, en traduction, puis en Allemagne. Ses écrits français, dispersés entre plusieurs feuillets dactylographiés et divers carnets, sont recueillis ici pour la première fois. hansandunica
Hans Bellmer and Unica Zürn
Hans Bellmer and Unica Zürn
Unica Zürn, Untitled, 1965, Ink & white gouache on paper,
Karin Székessy - Hans Bellmer dans son Atelier avec Unica Zürn
Unica Zürn
Unica Zürn
Unica Zürn - Black Magic
Unica Zürn - Heart Eyes
Unica Zûrn
U. Zürn - Portrait de H. Bellmer


Unica Zürn - Mélancholie 
Œuvre de Unica Zürn, dédicacée à Friedrich Schroeder-Sonnenstern.
Dessin au recto et peinture au verso,sur papier fort type Arches, découpé par l’artiste sur la marge droite.
Avec texte de l’artiste :
« Vive la dépression nerveuse !!!Es lebe die melancholie. »
Mehrere
Personen
« be-riechen » -
Und keiner
Darunter,
Der den
Anderen
“nicht
Riechen
Kann”
Daté et signé 11 septembre 1964.
Unica Zürn - Tempera on board 1957

Hommage à Joë Bousquet (Chaîne Nationale le 28 septembre 1955)

Joë Bousquet, lors de l'enregistrement d'une émission de radio



Une émission spéciale diffusée, le 28 septembre 1955, en hommage à Joe Bousquet.
Produite par Hubert Juin, pour la Chaîne Nationale, elle conviait :
Michel Bousquet, Jean Negroni, Albert Béguin, Jean Cassou,
Alain Robbe-Grillet, Roger Blin et Martine Sarcey.

jeudi 8 octobre 2009

Pablo Amaringo

Ayahuasca Plants Inspirit Visionary 100+ Paintings by Pablo C. Amaringo All the paintings are made by Pablo C. Amaringo (1943-2009), a former but very powerful vegatalista ayahuasquero shaman. Pablo wishes, he like people to see his paintings for free, to share with the world. To take care, respect for our mother nature, our earth and to look after the waters: the rivers & seas, what are the veins of the earth spirit body. He also have a painting school located in Peru, where he teach for free. "Ayahuasca is a tea made of different plants that has been used for healing in the Amazon rainforest for thousands of years. It is a visionary tea because it produces visions. The indigenous people of the rainforest consider this tea as a sacred medicine and and they drink it for the purpose of healing and transformation. It gives strong purification of body, mind and soul, it reliefs pain and stress and it gives you the opportunity to learn and to experience other levels of consciousness. It also works as a natural mood-stabilizer and it is very effective in the areas of depression and addiction." --the-awakening.net Ayahuasca means, plants of the soul of the spirits of dead. Aya = bitter, death; Huasca = vine or root, the main basic traditional common organic plants in Ayahuasca brew, tea are Chacruna(Psychotria viridis)-DMT and Yage(Banisteriopsis Caapi)-MAOI, or DMT(Dimethyltryptamine) + MAOI(monoamine oxidase inhibitors: based containing plants, western philosophy) like Jurema(Mimosa Hostilis)-DMT+MAOI, or Syrian Rue(Peganum harmala)-MAOI or Yopo(Anadenanthera spp.)-DMT or Acacia spp.-DMT etc, extra plants could be added to make it more stronger like Datura, Tobacco, Coca, San Pedro - Peruvian Torch or Peyote etc, but these healing plants alone are already powerful by itself and are sometimes common ingredients which get reduced cooked-in with all the plants in water for 12-24 hours to make a extraction, a very potent brew, tea from the ancient sacred master teaching curing plants.¨ "Ayahuasca can only be used organic, wild grow from a special mixture of selected plants, a plant that contain (neuron-brain-hormones, called DMT) and a plant that contain stomach enzymes, called MAOI) Important when want to take Ayahuacsa its very important to prepare weeks/months before the ceremonial ritual, always eat organic, detox body, fast days before, only take on empty stomach, take no, avoid Drugs/Alcohol/Meat/Pharmaceuticals/Oils/ Spices/Sugars/Salts/Synthetic Candy etc, and have a strict MAOI Diet, and have deep respect for the plants, the plant will then also have respect, love for you. If not followed these simple basic rules, especially the MAOI diet! a heart-attack, or worst death can happen, be warned! don't be a fool!"

A video montage of the great visionary artist Pablo Amaringo.
Taken on visits to his home and gallery in the jungle city of Pucallpa Peru.
Cancion : la noche y el dìa by susana baca.

mardi 29 septembre 2009

Zaz Zetoun Mind Feat. {@ Asphyxiation {@} - Sickness Drone Dementia


Son / Video : Zaz Zetoun Mind
Voix : Asphyxiation
Mon ami zaz zetoun mind, j'ai découvert ce trésor ici, cette video m'a frappé vraiment, voici un extrait de Artaud à propos des tarahumaras qui pourrait décrire ce que j'ai senti de tes paysages démentiels: "Le jour où notre moi et notre conscience sont formés il s'est établi dans ce mouvement d'incubation incessant un rythme distinctif et un choix naturel, qui font que seules nos idées propres surnagent dans le champ de la conscience, le reste s'évanouissant automatiquement".
bonne lune!!
E

mardi 22 septembre 2009

HENRI CHOPIN

Small part of the amazing live show of the 85 year old HENRI CHOPIN at colour out of space festival in brighton, september 7/0.



Henri Chopin Wikipédia

vendredi 11 septembre 2009

Herlinda Agustín: De mi abuelita aprendí a curar, dijo que tenía que aprender

Como parte del encuentro Perú mágico, en el Centro Cultural de España (Natalio Sánchez 181, Santa Beatriz), se presentó el documental sobre Herlinda Agustín, curandera y artesana shipiba. Con ella conversamos acerca de su pueblo, sus costumbres y su magia.

"Cuando crecemos, aprendemos lo que nos enseñan nuestros abuelos y abuelitas. De esa manera nosotros seguimos. Las niñas, cuando tienen seis años, aprenden a lavarse, a cocinar, a traer su leña y a ayudar a la mamá. Así, poco a poco. Yo ayudaba a mi mamá a cocinar, a lavar platos y la ropa", recuerda Herlinda Agustín.

¿Y los niños?

Los niños aprenden a traer agua, a pescar, a cazar y las cosas del hombre.

¿Y usted no aprendió nada eso?

Yo sí me iba siguiendo a mi papá. Él picaba paiches y pescados grandes. Antes había. Mi papá les lanzaba las flechas y los subía a la canoa, que era grande también, pero igual se movía y nosotras gritábamos.

Usted se dedica a la artesanía. ¿Aprendió de su mamá?

Sí. Cuando ella hacía cerámica, yo hacía con ella. Me daba bolitas chiquitas para que aprendiera. Cuando bordaba telas, me daba pedacitos. Y para pintar nos daba pinceles de palo. Antes, mi mamá no me quería mandar a la escuela. Ella decía que las mujeres no debían salir. Yo fui aprendiendo cosas de mi cultura nomás, que son cosas que me sirven. Estudié tres años en la escuela, nada más.

¿Cómo se gana la vida?

Hago mis bordados de lo que veo en mis visiones con ayahuasca. Los hago con cánticos. También los pinto. Y con esto vivo yo y también hago que puedan estudiar mis hijos.

¿A qué edad probó ayahuasca por primera vez?

Como a los 20 años. Quería probar porque quería quitarme el miedo.

¿Daba miedo?

Sí. De repente me revolcaba o me gritaba. Pero solo hay que aguantar el ayahuasca. No hay que tener miedo de lo que vamos a ver. Hay que estar nomás dirigiendo el espíritu, el pensamiento y el cuerpo, y uno se marea bien.

¿Quién le enseñó?

Yo miraba a mi abuelo, que era curandero. Él curaba un montón de gente enferma. Mi abuela también. Ella hacía masajes. Yo me sentaba al costado a mirar la ceremonia y le preguntaba a mi abuela ¿qué estás cantando?, ¿qué estás haciendo? Y mi abuelita me explicaba. Mi mamá era enfermiza y yo la seguía; entonces, siempre veía todo. Salía el espíritu del chamán, la casa temblaba como temblor y desde el techo caían las mostacillas. ¡chuaaaa!

¿De dónde caían? ¿Alguien las tiraba?

¡Nadie! Del techo, en la noche, caía un montón, cuando estaban curando.

Usted también sabe curar, ¿no?

Sí. Mi abuelita me decía: Tienes que aprender porque ya tienes 20 años. Cuando nosotros muramos, ¿quién va a curar a tus hijos?. Yo al comienzo no quería pero, después, ya me gustó. Cuando me hizo tomar mi tío, ya tuve visiones. Bonito. También veía bastantes gusanos en la tierra pero, cuando pasaba mi mano por la tierra, no había nada (ríe). Y así me ponía a cantar. Sin saber, pero cantaba. Creo que el espíritu me ha dado el don también.

¿Y funciona?

Si no funcionara, la gente no me buscaría. A la gente no le gusta que le mientan. La gente quiere las cosas ciertas. No es bueno mentir tampoco.

¿Con qué males llega la gente?

A veces vienen de susto o de frío. A veces tienen vómitos, diarrea, dolor de cuerpo o cabeza, se sienten mal o se sienten cansados -solo quieren dormir- o tienen dolores de estómago. Y eso hay que curar fumando y con otras cosas.

Me decía que limeños acuden a usted. ¿Usted cree que se sienten mal en serio o que están medio locos?

Se sienten mal. Sienten que su corazón no está bien. Quieren sentirse bien. Hay algunos medio locos, son los que fuman marihuana. Es que eso tampoco se debe fumar sin saber. Y esos espíritus y su energía pueden agarrar muy fuerte a la gente y la alocan. En Lima, uno ve a esa gente que de repente bota su ropa y se queda así, calata nomás. Es que ha recibido una fuerza grande. ¿Quién los va a sanar?

¿Usted ha vivido en Lima, no?

Sí. Cinco años. Yo sé vivir en Lima, es que tengo muchas amigas aquí. Ahora vivo en mi comunidad, San Francisco de Arinacocha. Vengo cuando algún amigo está enfermo y me llama.


(peru21.pe / Jue. 04 oct '07)

Herlinda Agustín
mujer Shipiba canta sus telas acompañada por los Cellos de Tan Dun (compositor chino).

lundi 31 août 2009

Eduardo Alvarado - Cuaderno Negro

Serie de pinturas de Eduardo Alvarado.

"Cuando tomo (los lápices y pinceles), lo que desgarro es un pedacito de mi corazón en carne viva. Lo que hago no es sino la disciplina de una vida en la que ningún día es feriado. Yo cumplo mi destino."

Música: Fur alina, Arvo Pärt.

dimanche 30 août 2009

jeudi 27 août 2009

Jiddu Krishnamurti - Journal 4 avril 1975


Le hasard voulut qu’il passât plusieurs mois dans une petite maison délabrée, perchée sur la montagne et complètement isolée. Elle était entourée d’une multitude d’arbres, c’était le printemps et l’air embaumait. La solitude était celle des montagnes et de la beauté de la terre rouge. Les hauts sommets étaient couverts de neige et certains arbres étaient en fleurs. Il vivait seul parmi cette splendeur. La forêt était proche, emplie de daims, de quelques ours et de grands singes à têtes noires et longues queues, sans oublier les serpents. Dans cette solitude profonde, curieusement, on se sentait proche de tous ces animaux. On ne pouvait rien blesser, pas même la petite pâquerette du sentier. Dans cette relation, nul espace ne les séparait de vous ; cela n’avait rien d’artificiel et n’avait pas été créé par une conviction intellectuelle ou sentimentale. Il en était ainsi, tout simplement. Ces grands singes s’approchaient en bande, surtout en fin de journée. Certains s’asseyaient par terre, mais la plupart se perchaient dans les branches et vous regardaient tranquillement. Ils étaient étonnamment calmes ; de temps à autre, l’un d’entre eux se grattait et nous nous examinions mutuellement. Ils venaient pratiquement tous les soirs, prenant soin de n’être ni trop près, ni trop haut dans les arbres, et chacun avait conscience de la présence silencieuse de l’autre. Nous étions devenus bons amis, mais ils ne semblaient pas vouloir empiéter sur notre solitude. Un après-midi, comme il se promenait dans la forêt, il les rencontra soudain dans une clairière. Ils étaient une bonne trentaine, jeunes et vieux mêlés, assis en rond parmi les arbres de cet espace ouvert, parfaitement silencieux et immobiles. Il aurait pu les toucher. Ils n’éprouvaient aucune peur et il s’assit par terre. Nous nous sommes regardés jusqu’à ce que le soleil disparaisse derrière les pics neigeux.
Si l’on perd le contact avec la nature, on perd le contact avec l’humanité. Coupé de tout rapport avec la nature, on devient un tueur. On peut alors massacrer des bébés phoques, des baleines, des dauphins ou des hommes, pour le profit, le « sport », pour sa nourriture ou au nom de la science. La nature se sent alors menacée par vous et vous prive de sa beauté. Vous pourrez effectuer de longues promenades dans les bois ou camper dans des endroits merveilleux, vous resterez un tueur et tout rapport d’amitié avec ces lieux vous sera refusé. Vous n’êtes probablement proche de rien ni de quiconque, qu’il s’agisse de votre femme ou de votre mari. Vous êtes bien trop occupé, pris dans la course des profits et des pertes et dans le cycle de votre propre pensée, de vos plaisirs et de vos douleurs. Vous vivez dans les ténèbres de votre propre isolement, et vouloir le fuir vous plonge dans des ténèbres encore plus profondes. Vous ne vous préoccupez que d’une survie à court terme, irréfléchie, que vous soyez accommodant ou violent. Et des milliers d’êtres meurent de faim ou sont massacrés à cause de votre irresponsabilité. Vous abandonnez la marche de ce monde aux politiciens corrompus et menteurs, aux intellectuels, aux spécialistes. Etant vous-même dépourvu d’intégrité, vous édifiez une société immorale, malhonnête, qui repose sur l’égoïsme absolu. Et quand vous tentez de fuir cet univers dont vous êtes seul responsable, c’est pour aller sur les plages, dans les bois ou faire du « sport » avec un fusil.
Il est possible que vous sachiez tout cela, mais la connaissance ne peut nullement vous transformer. Ce n’est qu’en éprouvant le sentiment de faire partie intégrante du tout que vous serez relié à l’univers.

(Extrait du « JOURNAL » de KRISHNAMURTI,
traduit de l’anglais par Nicole Tisserand,
éditions BUCHET/CHASTEL 1991)

dimanche 9 août 2009

Kala Ramnath

Kala Ramnath with Subhankar Banerjee playing the ending portions of the concert.........

samedi 1 août 2009

Carmen Mondragón (Nahui Olin, documental)


Nahui Olin, fotografia de Antonio Garduño 

 Documental sobre la vida de Carmen Mondragón (Nahui Ollin), hecho en 1995 en la UDLA-Puebla por Javier Méndez y Ana Franca Álvarez para la clase de Video 1.



Segunda parte del documental sobre la vida de Carmen Mondragón (Nahui Ollin), hecho en 1995 en la UDLA-Puebla por Javier Méndez y Ana Franca Álvarez para la clase de Video 1.



Tercera parte del documental sobre la vida de Carmen Mondragón (Nahui Ollin), hecho en 1995 en la UDLA-Puebla por Javier Méndez y Ana Franca Álvarez para la clase de Video 1.




Nahui Olin en Nautla,
fotografia de Antonio Garduño

Luzmila Carpio

Winay Llaqta

"Winay Llaqta" (People of Eternity) is a song written and composed by Luzmila Carpio in quechua and aymara langages. Her lyrics deal with the nature which is a divinity called Pachamama (Mother Earth).

About Luzmila Carpio

The Voice of the Andes is the nickname given to the Bolivian singer, Luzmila Carpio, by her most praise worthy admirers.

A current star in traditional music of the Andes, Luzmila Carpio has gained international praise for her traditional Quechua songs, tunes that have brought indigenous Bolivian culture and history to the world.

Luzmila Carpio is a descendant of the men and women who built one of humanity's greatest civilizations and whose empire glowed with all its splendor just before disappearing, a victim of the Spanish invasion.

Born in a small village perched in the Andes Mountains, she has been taught from childhood the secrets of Aymara and Quechua traditional women's singing and became increasingly conscious of her cultural heritage.

From 1969, when she recorded her first song titles, until today, Luzmila has gone on to become the Queen of Bolivian singing and has already recorded over fifteen albums four of which have been awarded gold discs.

She has won the admiration of the public by the exceptional purity of her voice, capable of rising to unimaginable heights; and by the high quality of her repertoire, nourished from the purist of sources of a tradition lost in the shrouds of time. Her singing is unlike any other you may heard from Latin America. It has the unique ring of a people fighting for its survival and dignity, the ring of truth.

Her creative work, inspired by the highest sources, is reminiscent of a fresh breeze flowing through octaves with the ease of flight, revealing an ancient knowledge that touches our hearts.

"I use the language and music of my people, that of the Indian land, of our mountains, of our lakes, of the air we breathe. I sing my love for the land which witnessed my birth, the land of my ancestors. I speak of Pachamama, Mother Earth, of harmony and love, of the role of women in our civilization, of coexistence between man and nature within a cosmic order, of our traditions, which must not be lost."

On April 21, 2006, Evo Morales appointed Luzmila Carpio as Bolivia's ambassador to France.