dimanche 29 novembre 2009

ELISABETH VAURY - SPLEEN -



Les gens tristement quotidien
Dans leur normalité baveuse
Traînent leur futur d'euro
Au bout d'leurs graisses albumineuses
Et toi tu ne sais plus où aller
dans ce cul de sac en voie sans issue dans cette galeuse féerie
Sous les regards torves et nighteux
T'as juste appris à éviter
Les snippers et les tirs d'obus
et là c'est pas sûr encore !
Tes incertitudes deviennent tes impuissances
Alors dans ta clarté morne et glaciale
tu te blottis comme un animal
Dans la constellation du chien
A ta mémoire revient un vieux cahier poisseux
où se trouve tes dédales vertigineux
où tu veux faire ressembler ton spleen
à tes étoiles restées anonymes
devenus poreux dans ton cerveau moisi
Enfant de la haine, enfant de la peur !!
Mais il n'est jamais trop tard pour dire bonjour au courage
en passant par le jardin de ton Ame
il est clair que l'ouvrage de tes biens fondements
tu trouveras !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

© Elisabeth Vaury

http://pastelise.blog4ever.com

vendredi 27 novembre 2009

mercredi 25 novembre 2009

HARSHBRAIN DAMAGE

Video : mise en son et images Zaz Zetoun Mind
Texte : Elisabeth Vaury



Je me souviens de toi dans ces années obscures
Où tu te promenais avec un rat en laisse
Les cafards te disaient : l'amour vient du futur
Et te laissaient leurs croix comme on laisse une adresse
Maintenant tu me regardes avec les yeux flétris
Bouffés par la machine à plastiquer les rêves
Tu me tends ton ticket pour la foire aux zombies
Et m'invites à trinquer au doomsday qui se lève
Lové sur ton ventre le bébé s'ouvre les veines
Et tu me demandes s'il a bien pris sa dose
A travers les décors jaunis d'un vieux cartoon
Nous marchons sur Berlin en gobant nos oeufs durs
Et nous sommes à Paris victimes d'un baby-boom
Nous n'sommes que les fantasmes fous d'un computer
Avec son oeil grinçant fouillant dans nos cerveaux
Dans la fluorescence bleutée de son scanner
Je regarde l'aiguille s'enfoncer dans ta peau
Les mômes de ton quartier se déguisent en momies
Un aigle lentement tourne autour de ta chambre
Les assassins défilent en levant leurs képis
Les bébés tombent du lit en lisant Mein Kampf
Les ambulances attendent le long des terrains vagues
Les réverbères s'allument au fond des catacombes
Les bulldozers préparent l'autoroute pour le stade
Dois-je me faire installer le téléphone sur ta tombe ?

© Elisabeth Vaury

jeudi 19 novembre 2009

IN VINO VERITAS

Pastel de Mondragon Eye Eye Eye
augmenté d'un poème d'Elisabeth Vaury

                                                            je veux l'eau et le vin
                                                            en eau douce en zone sinistrée
                                                            il vient d'en rajouter
                                                            le vin qui me parle
                                                            l'eau qui ne me dit rien
                                                            trop de tanin me fait sombrer
                                                            poison dans l'un
                                                            passion dans l'autre
                                                            mais toujours fusion
                                                            en zone du soleil levant
                                                            il est vain d'en rajouter
                                                            quant il convient
                                                         
                                                            © Elisabeth Vaury
                                                           

LEZARD DE NOVEMBRE


dimanche 15 novembre 2009

vendredi 13 novembre 2009

Une fois n'est pas coutume... l'aube

















Il est  trop tard pour s'abîmer
Dans des scories émotionnelles
Les mouches bleues reviennent en force
Et les hyènes
Toujours les hyènes
Sur la même chaîne
Nous sommes en cage et au pied du mur
En train d'équarrir nos dresseurs
Vapeurs d'oxyde et de luxure
C'est déjà demain et d'ailleurs
C'est juste une visite au musée
Pour mater les singes acrobates
Qui gouvernent nos futures têtes à couper
Terre Terre
Dans quel état t'erres
Tes enfants ne dansent plus maint'nant ils commémorent
A travers leurs modems et leurs écrans-goulag
Le fardeau de leurs âmes sur le poids de leur corps
Quand le futur bascule au bout des terrains vagues
2000 après J.C. sur les calendriers
50 et des poussières après Adolf Hitler
2000 après J.C. dans le flot des damnés
Voici tes enfants de nouveau sous de nouvelles dictatures
L'histoire est un eternel recommencement
© Elisabeth Vaury

mercredi 11 novembre 2009

GOULAJOU DES ENDETTÉS

Les plantes bouffent les sémaphores par la racine
Terre damnée tirée de la tête des morts
Menstrues corrosives quintessence du sel visqueux
La fleur des ondes le chant des sirènes
Le goût des langues pâteuses des palais chargés
Des nuits fielleuses à bouffer les gravats du suicide
En sautant un carreau sur deux la marche en arrière
Aveugle marelle d’enfer chaudrons à goémons
Loups brûlés à vifs la mort au lait bue sans soif.




vendredi 6 novembre 2009

TINA MODOTTI


FOTOGRAFA ITALIANA NACIONALIZADA MEXICANA,
RETRATA UNA SOCIEDAD MEXICANA EMERGENTE Y POSTREVOLUCIONARIA


















Tina Modotti sur la terrasse par Edward Weston




Tina Modotti en la Azotea por Edward Weston











FOTOGRAFIAS DE TINA MODOTTI


 



mardi 3 novembre 2009

CARLOTTA IKEDA KO MUROBUSHI « ZARATHOUSTRA » VARIATIONS



THE LAST MAN / ZOSDENIA



Auriez-vous volé mon coeur ?

Un texte de Claude Chatron-Colliet autour d'une photo de Zaz Zetoun Mind

















Auriez-vous volé mon cœur ?

Inscrit dans la faille de votre Roc,
Je vous aurai offert les limites,
Qui brodent, et ce que gravent les failles,
Les courbes et les arondes,
Les galbes et la douceur,
Ne serais ce qu’un poinçon,
De feu et d’or,
Je vous aurai imprimé la marque,
De ce qui s’arque et se voute,
Se courbe et s’étire,
Se chante et se retire,
Le chant des cascades dans la course des nuages,
Lorsque votre main tremble,
Que les lèvres murmurent,
Les rythmes qui règlent la couleur des astres,
Là où se meurent les jours et où naissent les étoiles,
Lorsque mes yeux vous interrogent,
Pour connaître le ciel de vos pensées,
Auriez-vous dérobé mon cœur ?
Faisant des draps sombres de mes nuits,
L’aube de jours inespérés et voler conquérant,
Les méandres de mes rivières,
Qui doucement,
Torsadent la terre,
De métal brillant, au feu de mes sentiments,
L’heure devient légère,
Seriez- vous ce vent qui caresse mon âme,
Comme une fleur de feu,
Où comme un feu de fleur qui se constelle dans le ciel,
Et se répand dans l’Océan ?
De tout de ce qui existe,
L’univers tout entier,
Est contenu là,
Dans mon cœur,
Tout,
L’unique,
Un.
Nour el Yaqine
Claude Chatron-Colliet ©

http://leseauxvives.blogspirit.com/

lundi 2 novembre 2009

FRANCESCA WOODMAN

Francesca Woodman nació el 3 de Abril de 1958 en Denver (Colorado). Nacida en el seno de una familia de artistas,(Sus padres George Woodman y Betty Woodman artistas plásticos que ahora gestionan un archivo de más de 800 imágenes, 120 de las cuales han sido expuestas o publicadas), obtuvo de ellos sus primeras influencias hacia el arte, de tal forma que, desde pequeña, lo conceptualizó no sólo como un modo de vivir, sino más bien como un modo de pensar.
Se trasladó a Nueva York en 1979, donde quiso hacer carrera fotográfica. Envió portafolios a algunos fotógrafos de moda, pero sus esfuerzos no se vieron recompensados. Debido a su fracaso y a una rotura sentimental, Woodman entra en una depresión. El 19 de Enero de 1981 Francesca Woodman se suicidó saltando por una ventana del Lower East Side de Manhattan. Antes de suicidarse, en una carta a un amigo de la escuela, Sloan Rankin, escribía las siguientes palabras. Mi vida en este punto es como un sedimento muy viejo en una taza de café y preferiría morir joven dejando varias realizaciones en vez de ir borrando atropelladamente todas estas cosas delicadas.







Francesca Woodman from AvalonHill on Vimeo.


Francesca Woodman Untitled Andover, Massachusetts, 1972-74