lundi 30 août 2010

The erotic sculptures of Khajuraho

Tantra - The erotic sculptures of Khajuraho
X - XI th Century AD

Soundtrack: 1) Buddha's Dream, by Riley Lee
2) Music of Ancient India

Khajuraho (Hindi: खजुराहो) is a village in the Indian state of Madhya Pradesh, located in Chhatarpur District, about 385 miles (620 kilometres) southeast of Delhi, the capital city of India.
The Khajuraho group of monuments has been listed as a UNESCO World Heritage Site, and is considered to be one of the "seven wonders" of India.
One of the most popular place of India, Khajuraho has the largest group of medieval Hindu and Jain temples, famous for their erotic sculpture. The name Khajuraho, ancient "Kharjuravahaka", is derived from the Sanskrit word kharjur meaning date palm. The city was the cultural capital of Chandela Rajputs, a Hindu dynasty that ruled this part of India from the 10th to the 12th centuries. The Khajuraho temples were built over a span of 200 years, from 950 to 1150 AD and are made of sandstone, they didn't use mortar the stones were put together with mortise and tenon joints and they were held in place by gravity. This form of construction requires very precise joints. The columns and architraves were built with megaliths that weighed up to 20 tons.
The Khajuraho temples do not contain sexual or erotic art inside the temple or near the deities; however, some external carvings bear erotic art. Also, some of the temples that have two layers of walls have small erotic carvings on the outside of the inner wall. There are many interpretations of the erotic carvings. Someone think that the sculptures mean that for seeing the deity, one must leave his or her sexual desires outside the temple. They also show that divinity, such as the deities of the temples, is pure like the 'atman', which is not affected by sexual desires and other characteristics of the physical body. Anccording to another opinion, on the contrary, these sculptures suggest tantric sexual practices (Tantra is a set of spiritual practices that include sex as a instrument to achieve the Nirvana). Anyway, only 10% of the carvings contain sexual themes. The rest represents the everyday life of the common Indians of the time when the carvings were made.

http://en.wikipedia.org/wiki/Khajuraho

samedi 28 août 2010

EROTIQUE DES ARBRES

 © Zaz Zetoun Mind 2010



 © Staniaslas De Lafon 2010
  © Staniaslas De Lafon 2010 
 © Zaz Zetoun Mind 2010 

lundi 23 août 2010

Heinz Hajek Halke

Heinz Hajek-Halke was born in Berlin in 1898.
He was among the most important German photographers of the 20th Century.
He lived in South America until he was thirteen years old, returning to Germany in 1911.
In 1915, he undertook the study of painting at Berlin´s Königliche Kunstschule, and made his first experimental artworks. He completed his studies after World War I.
Hajek-Halke began his professional career as a poster designer for a film company, and went on to work as a printer, draftsman, and editor.
In 1924, he made his first photographs, which stimulated new expressive work, including collage and photomontage.
Hajek-Halke´s work was interrupted again by the outbreak of the World War II, which prevented him from working regularly until 1947.
Following the war, Hajek-Halke joined Otto Steinert´s „fotoform", and in 1955 began teaching graphic design and photography at the Hochschule für Bildende Künste (Academy of Fine Arts) in Berlin.
During his lifetime, and in the immediate years following his death, Hajek-Halke was well-known in the arts community, but remained somewhat more obscure to the general public.
Among his most important works were his experimental Lichtgrafiken (light graphics), which were made without a camera. Instead, each image was created by applying a combination of chemical and mechanical techniques to photographic materials, such as negative film and light-sensitive paper. Additionally, Hajek-Halke used materials such as glass shards, glue, varnish, soot, wire, and fish bones in concert with darkroom techniques such as montage and double exposure, resulting in images of bizarre and fine structures and shapes, some resembling macro- and microscopic photographs.
The term „Lichtgrafik" was coined by the art historian Franz Roh on the occasion of the exhibition „Subjektive Fotografie" in Saarbrücken in 1951.
He died in Berlin in 1983.

The Alchemist - Heinz Hajek-Halke. Late Photo-Graphics from ikono tv on Vimeo.

vendredi 20 août 2010

JOË BOUSQUET (extrait de « Mystique » éditions Gallimard 1973)


Où sont les gnômes ?
  Dans les yeux des hommes qui ne peuvent sans s’émouvoir entendre nommer les nains ?
  Les gnômes  sont les hommes mêmes.
 Ils cherchent à troquer leur misérable espèce pour le corps brûlant de leur vie. A l’horizon de cette  damnante envie il y a le contact que nous souhaitons entre un homme fait expérience et un homme à éclore dans le gnôme.
    Ceci peut se chanter… C’est un gnôme qui veut être oiseau et l’oiseau se jette dans les cœurs à  éclore.
    Voilà le cycle du gnôme. (Pour le cahier bleu demain, puisque le cahier vert prend les choses dans ma vie et non dans ma pensée.)

Mais il n’y a pas une vérité qui n’éveille la vérité dont elle est le langage. (La belle au bois dormant a été éveillée parce qu’il y avait devant sa porte des servantes qui dormaient.)
    Ce que l’homme conçoit comme le jouet de son imagination, il l’est par rapport à l’invisible. On dirait que je suis par rapport à l’être ce que les images sont dans mon cœur.

    Je suis le gnôme, dit-il, j’irai à Nice, il faut que je me hâte. C’est là que l’arc magnétique est dans la lumière faite fleur.
    Cette certitude qui ancre dans mes os, dans ce que je suis le plus authentiquement ce que le rêve m’apporte de plus grand que le temps…
    Plus grand que le temps…
    Galant de neige, aimant à distance de regard, à distance de possible…
    Avec cette certitude pour t’arrêter dans tes courses d’épaves…

                                                      Joë Bousquet, Germaine Krull et René Nelli à Villalier

mercredi 18 août 2010

lundi 16 août 2010

« Les grandes choses » par Christian Dotremont


Depuis longtemps, depuis qu’il y a les arbres,
et même avant,

Depuis qu’il y a le silence,

J’avais envie de dire quelque chose, de le rompre
comme du pain, le silence,

D’être porte-parole porté par la parole,

De chanter sans connaître la chanson,
de crier sur les toits sans prêter attention à l’écho,

De rire dans les coquillages, de pleurer
dans le gilet des maisons,

Mais il m’est arrivé d’écrire-

Depuis longtemps aussi j’avais envie de voir,
et j’allumais les lampes,

Envie de prendre en flagrant délit
les chambres tapissées de portes,

Le moindre bouton sur le visage du miroir,

Au supplice du soleil les gens qui marchent
comme les acteurs,

Et le paysage qui s’est couché, qui dort,
qui s’étire si loin,

Je regardais comme un détective et découvrais
les crimes, les taches, les empreintes, la victime
incestueusement mêlée au coupable,

Tout avait gueule d’aveu, je marchais
parmi l’évidence en serrant contre moi le secret,

Ne le perdais jamais,

Parmi un grand magasin de choses
exposées à l’habitude,

Et chapardais de quoi vivre, de quoi le nourrir,
le secret,

Mais il m’est arrivé de fermer les yeux-

De regarder la clef par la serrure,

De voir les fleurs de gel qui poussent sur les volets,
les flammes qui décorent les tapis,

D’ouvrir les volets, de soulever le toit lourd de notions,

De suivre, tout en les dessinant, les traînées des fêtes
qui n’ont pas lieu,

Les débauches légères, fragiles, où tout joue à jurer,

De perdre le fil, d’avancer alors dans les mirages
qui arrêtent le désert,

Parmi les souks où serpentent les aguichantes
marchandes d’incroyable,

De faire œillade à ce qui n’a ni lieu ni temps,

D’aller ainsi à vau l’eau sous mes propres paupières,

Mais il m’est arrivé de te regarder-

Depuis longtemps, j’en avais envie,

De garder ce qui est autour avec ce qui est dedans,

De trouver dans le fruit qui est là le goût du fruit
que je cherche ici,

D’avancer dans l’ombre même la dague sans garde
                                                                                           du regard,

De caresser les angles du soleil,

De faire ce que j’imagine, d’imaginer ce que je fais,
mon amie,

De brûler à la flammèche de la bougie le grand livre
où sont comptées les grandes choses, et les petites,

Toi, tu les laissais faire, elles s’embrassaient avec nous,

Les chambres donnaient sur les souks, tes yeux
donnaient sur les miens,

Les maisons enlevaient leurs toits pour saluer les gens
qui marchent,

Les animaux se répandaient parmi les herbes,
à pas de louve saoule,

Les elfes lutinaient les gnomes, les arbres dormaient
debout dans la mousse,

Dans la cour de récréation le moindre mot
faisait boule de neige,

Il n’y avait plus de buvard sur les pupitres,
plus de pupitres,

Il y avait dans le ciel le brouillon des nuages,
le ciel,

L’orage caressait les chardons, les rivières
trouvaient de l’or,

Le temps se reposait sous l’oreiller, le secret
se regardait dans le miroir,

Mais il m’est arrivé de ne plus te voir-

Et de garder les yeux ouverts
sur les grandes choses fermées, et les petites,

Et de crier sur les toits pour que l’écho
rompe le silence,

Et d’avoir envie-

(Extrait de « Traces »
Editions « Jacques Antoine passé présent »
1980)





samedi 14 août 2010

Padre del bosque

                       © photo Stanislas De Lafon / Zaz Zetoun Mind