mardi 8 décembre 2009

LE NÉANT EST EN CRUE



















Rivages de la note noire
la distance est un poème
envoyé par la providence
haute-prêtresse
en ces lieux
qui n'en sont pas.
L'enfer incarné
invente de nouvelles senteurs
- rire désespoir -
- ronce carnassière -
Aux nonnes couleurs d'ozone
le tocsin sculpte le printemps
en bas-relief.
Kali
Lilith démultipliées
le rhizome en scarification.
Reliquaire fossile
pour un cerveau en hiver.
L'été en bouche à verbe
endécembre le suicide
en idée fixe.
L'ouïe perds ses feuilles
l'automne n'y est pour rien.

1 commentaire:

  1. un écrit excellent...
    il(elle) se sent dans le pesandumbre d'un moment...
    viscéral...
    une belle photographie aussi....

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