lundi 31 août 2009

Eduardo Alvarado - Cuaderno Negro

Serie de pinturas de Eduardo Alvarado.

"Cuando tomo (los lápices y pinceles), lo que desgarro es un pedacito de mi corazón en carne viva. Lo que hago no es sino la disciplina de una vida en la que ningún día es feriado. Yo cumplo mi destino."

Música: Fur alina, Arvo Pärt.

dimanche 30 août 2009

jeudi 27 août 2009

KRISHNAMURTI Journal 4 avril 1975


Le hasard voulut qu’il passât plusieurs mois dans une petite maison délabrée, perchée sur la montagne et complètement isolée. Elle était entourée d’une multitude d’arbres, c’était le printemps et l’air embaumait. La solitude était celle des montagnes et de la beauté de la terre rouge. Les hauts sommets étaient couverts de neige et certains arbres étaient en fleurs. Il vivait seul parmi cette splendeur. La forêt était proche, emplie de daims, de quelques ours et de grands singes à têtes noires et longues queues, sans oublier les serpents. Dans cette solitude profonde, curieusement, on se sentait proche de tous ces animaux. On ne pouvait rien blesser, pas même la petite pâquerette du sentier. Dans cette relation, nul espace ne les séparait de vous ; cela n’avait rien d’artificiel et n’avait pas été créé par une conviction intellectuelle ou sentimentale. Il en était ainsi, tout simplement. Ces grands singes s’approchaient en bande, surtout en fin de journée. Certains s’asseyaient par terre, mais la plupart se perchaient dans les branches et vous regardaient tranquillement. Ils étaient étonnamment calmes ; de temps à autre, l’un d’entre eux se grattait et nous nous examinions mutuellement. Ils venaient pratiquement tous les soirs, prenant soin de n’être ni trop près, ni trop haut dans les arbres, et chacun avait conscience de la présence silencieuse de l’autre. Nous étions devenus bons amis, mais ils ne semblaient pas vouloir empiéter sur notre solitude. Un après-midi, comme il se promenait dans la forêt, il les rencontra soudain dans une clairière. Ils étaient une bonne trentaine, jeunes et vieux mêlés, assis en rond parmi les arbres de cet espace ouvert, parfaitement silencieux et immobiles. Il aurait pu les toucher. Ils n’éprouvaient aucune peur et il s’assit par terre. Nous nous sommes regardés jusqu’à ce que le soleil disparaisse derrière les pics neigeux.
Si l’on perd le contact avec la nature, on perd le contact avec l’humanité. Coupé de tout rapport avec la nature, on devient un tueur. On peut alors massacrer des bébés phoques, des baleines, des dauphins ou des hommes, pour le profit, le « sport », pour sa nourriture ou au nom de la science. La nature se sent alors menacée par vous et vous prive de sa beauté. Vous pourrez effectuer de longues promenades dans les bois ou camper dans des endroits merveilleux, vous resterez un tueur et tout rapport d’amitié avec ces lieux vous sera refusé. Vous n’êtes probablement proche de rien ni de quiconque, qu’il s’agisse de votre femme ou de votre mari. Vous êtes bien trop occupé, pris dans la course des profits et des pertes et dans le cycle de votre propre pensée, de vos plaisirs et de vos douleurs. Vous vivez dans les ténèbres de votre propre isolement, et vouloir le fuir vous plonge dans des ténèbres encore plus profondes. Vous ne vous préoccupez que d’une survie à court terme, irréfléchie, que vous soyez accommodant ou violent. Et des milliers d’êtres meurent de faim ou sont massacrés à cause de votre irresponsabilité. Vous abandonnez la marche de ce monde aux politiciens corrompus et menteurs, aux intellectuels, aux spécialistes. Etant vous-même dépourvu d’intégrité, vous édifiez une société immorale, malhonnête, qui repose sur l’égoïsme absolu. Et quand vous tentez de fuir cet univers dont vous êtes seul responsable, c’est pour aller sur les plages, dans les bois ou faire du « sport » avec un fusil.
Il est possible que vous sachiez tout cela, mais la connaissance ne peut nullement vous transformer. Ce n’est qu’en éprouvant le sentiment de faire partie intégrante du tout que vous serez relié à l’univers.

(Extrait du « JOURNAL » de KRISHNAMURTI,
traduit de l’anglais par Nicole Tisserand,
éditions BUCHET/CHASTEL 1991)

mardi 18 août 2009

PAUL GAUGUIN

Alain Resnais - Paul Gauguin



The works of Gauguin [French Post-Impressionist Painter, 1848-1903] The voices of The Tahitian Choir

lundi 10 août 2009

Crépuscule Bouconne hiver 2009



L'alphabet des arbres


Le dénuement permet l'arrivée du printemps.
J'ai souvent pensé, que nous n'étions recouverts que d'un sac de peau dont le "coeur" est à la fois moteur de l'âme et du corps. Substance et essence, l'amour le seul ciment qui lie les êtres et les structures.
Bientôt ZAZ le printemps.
Claude Chatron-Colliet

Les vieux peintres d'encre chinois n'ont pas peint d'autoportraits. Ils ont peint des arbres plutôt.
Richard Bohn

Buscando puertas entre los mundos

~Forêt de Bouconne le 18 janvier 2009~

~Puerta de la luz~

Puerta_de_la_luz



~Porte d'Eros~

Porte_d_Eross

LA PUERTA DEL SOL 02.01.09
~Forêt de Bouconne ~

la_puerta_del_sol__020109_

dimanche 9 août 2009

samedi 1 août 2009

Carmen Mondragón (Nahui Olin)


Antonio Garduno - photo of Nahui Olin

 Documental sobre la vida de Carmen Mondragón (Nahui Ollin), hecho en 1995 en la UDLA-Puebla por Javier Méndez y Ana Franca Álvarez para la clase de Video 1.



Segunda parte del documental sobre la vida de Carmen Mondragón (Nahui Ollin), hecho en 1995 en la UDLA-Puebla por Javier Méndez y Ana Franca Álvarez para la clase de Video 1.



Tercera parte del documental sobre la vida de Carmen Mondragón (Nahui Ollin), hecho en 1995 en la UDLA-Puebla por Javier Méndez y Ana Franca Álvarez para la clase de Video 1.




Carmen Mondragón (Nahui Olin)

LUZMILA CARPIO

Winay Llaqta

"Winay Llaqta" (People of Eternity) is a song written and composed by Luzmila Carpio in quechua and aymara langages. Her lyrics deal with the nature which is a divinity called Pachamama (Mother Earth).

About Luzmila Carpio

The Voice of the Andes is the nickname given to the Bolivian singer, Luzmila Carpio, by her most praise worthy admirers.

A current star in traditional music of the Andes, Luzmila Carpio has gained international praise for her traditional Quechua songs, tunes that have brought indigenous Bolivian culture and history to the world.

Luzmila Carpio is a descendant of the men and women who built one of humanity's greatest civilizations and whose empire glowed with all its splendor just before disappearing, a victim of the Spanish invasion.

Born in a small village perched in the Andes Mountains, she has been taught from childhood the secrets of Aymara and Quechua traditional women's singing and became increasingly conscious of her cultural heritage.

From 1969, when she recorded her first song titles, until today, Luzmila has gone on to become the Queen of Bolivian singing and has already recorded over fifteen albums four of which have been awarded gold discs.

She has won the admiration of the public by the exceptional purity of her voice, capable of rising to unimaginable heights; and by the high quality of her repertoire, nourished from the purist of sources of a tradition lost in the shrouds of time. Her singing is unlike any other you may heard from Latin America. It has the unique ring of a people fighting for its survival and dignity, the ring of truth.

Her creative work, inspired by the highest sources, is reminiscent of a fresh breeze flowing through octaves with the ease of flight, revealing an ancient knowledge that touches our hearts.

"I use the language and music of my people, that of the Indian land, of our mountains, of our lakes, of the air we breathe. I sing my love for the land which witnessed my birth, the land of my ancestors. I speak of Pachamama, Mother Earth, of harmony and love, of the role of women in our civilization, of coexistence between man and nature within a cosmic order, of our traditions, which must not be lost."

On April 21, 2006, Evo Morales appointed Luzmila Carpio as Bolivia's ambassador to France.