mercredi 11 janvier 2012

PAUL KLEE poème de PAUL ELUARD


Sur la pente fatale, le voyageur profite
De la faveur du jour, verglas et sans cailloux,
Et les yeux bleus d'amour, découvre sa saison
Qui porte à tous les doigts de grands astres en bague.


Sur la plage la mer a laissé ses oreilles
Et le sable creusé la place d'un beau crime,
Le supplice est plus dur aux bourreaux qu'aux victimes,
Les couteaux sont des signes et les balles des larmes.

( Extrait de Paul Eluard "Voir" Editions "Trois Collines" 1948 )


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