jeudi 24 mai 2012

LOS SELK' NAM





































http://www.limbos.org/sur/selkn.htm



Genocidio Selknam : http://es.wikipedia.org/wiki/Genocidio_selknam


Cantos chamánicos selknam : http://www.rlp.culturaspopulares.org/textos/18/RLP-IX2-01-Flores.pdf


LA PINTURA CORPORAL
SELK´NAM Y SU
CARÁCTER
ICONOGRÁFICO : http://www.uweb.ucsb.edu/~cff/PUBS/Werken_Selknam.pdf

Selk' Nam : http://ignorantisimo.free.fr/CELA/docs/SELKNAM.pdf


Los Selk´nam Porvenir Tierra del Fuego

Cuando se inició el proceso de colonización en Tierra del Fuego hacia 1881, habitaban en el territorio fueguino Los Selknam, que por más de 10.000 años recorrieron las pampas y bosques fueguinos y quienes debido a la acción colonizadora en unos pocos decenios fueron condenados a desaparecer.

Este documental nos brinda una mirada general de Los Selknam, Guerreros del Viento en la Tierra del Fuego.



Danza de la Serpiente



Martin Gusinde, Body painting for the Hain adolescent ceremony.
Selk’nam (Ona) people of the Tierra del Fuego archipelago, Argentina.

Martin Gusinde, Representation of the spirit of Keternen or Xálpen,
Hain ceremony. Selk’nam (Onas), Tierra del Fuego, Argentina.



























mercredi 9 mai 2012

Ghislaine Amon (Raphaële George) "Le petit vélo beige" ( Extrait)


Dehors le bruit reste le même, je ne vais jamais rien comprendre à ces mains qui me tordent les lèvres en bas. Un tournevis. Garrottée dedans, j'étouffe. Un piano frappe dangereusement entre les lèvres et je croise les jambes pour refuser cette blessure immédiate qui laisse couler un lait blanc mêlé de transpiration. Je fixe des yeux et construis des couloirs pour essayer de me faufiler dans des gorges avec la langue la plus longue possible. Mais. En tirant. Tellement l'envie de me vomir. Mes yeux regardent vers ma glotte. Déglutir. Laisser aller. Couler et annuler le sang. Ma main sur ta joue ne peut plus rien. Crever les espaces triangulaires, me retrouver chauffée au fer rouge et me souder quelque part, quelque part. La surface de la vitre. La surface d'un corps. On vient dedans.





Le 30 avril 1985 meurt à l’hôpital Saint-Louis, à Paris, Raphaële George, née à Paris le 2 avril 1951.

Peintre et poète, elle avait publié en 1977, sous son vrai nom (Ghislaine Amon), son premier livre : Le Petit vélo beige aux éditions Athanor (réédition Éditions Lettres Vives, 1993) et fondé avec le poète Jean-Louis Giovannoni les Cahiers du Double (1977-1981).

Ont été publiés aux Éditions Lettres Vives (dans la Collection Terre de poésie, créée par Michel Camus [1929-2003] et Claire Tiévant), sous le pseudonyme de Raphaële George (Guislaine Amon quitta son nom d’état-civil pour le pseudonyme de Raphaële George aux fins de « n’être que sa propre naissance », comme il lui arrivait souvent de le dire) : Éloge de la Fatigue, précédé de Les Nuits échangées (1985. Préface de Pierre Bettencourt ; 2e édition, 1986) et Psaume de silence suivi de Journal (posth., 1986. Présentation de Jean-Louis Giovannoni). En 1980, Raphaële George a co-écrit avec Jean-Louis Giovannoni L’Absence réelle, « correspondance posthume-imaginaire de Joë Bousquet à un jeune écrivain » (Éditions Unes, avril 1986).

samedi 5 mai 2012

"The Divine Horseman", Maya Deren (1947-1953)



"Divine Horsemen"


Documentaire sur la religion Vaudou de Haïti, présentant les rituels de cultes issus d’Afrique, et des scènes de transe, de carnaval et de danse.Version française : voix – Raymonde Carasco, enregistrement – 1917 - 1961

« En septembre 1947, je débarquai à Haïti pour un séjour de huit mois, armée de dix-huit paquets hétéroclites ; sept de ces bagages
consistués d'équipement de tournage pour film en 16 mm (trois caméras, des trépieds, un stock de film vierge, etc.) ; trois d'entre
eux étaient du matériel d'enregistrement son pour film, et trois autres du matériel photographique. »
- Maya Deren

« "Quand l'anthropologiste arrive, les dieux s'en vont." Ainsi parle, me suis-je laissé dire, un proverbe haïtien. Maya Deren, d'un autre côté, était une artiste, de là le secret de son habilité à reconnaître les "faits de l'esprit" devant les fictions mythologiques. Ses films d'avant-garde, réalisés avant son premier départ à Haïti, témoignaient déjà d'un entendement pictural du rêve, de l'hallucination et de la vision. Elle s'était d'abord rendue à Haïti en tant qu'artiste, pensant faire un film dont le thème principal serait la danse haïtienne, mais les manifestations d'un envoûtement la fascinent d'abord, puis la saisissent, la transportant dans un au-delà inconnu dépassant toute forme d'art jamais expérimentée. Elle était réceptive, bien disposée et respectueuse, face au message de l'indiciblement profond, source des "mystères". C'est ainsi que, la rencontrant pour la première fois, juste après ce qu'elle appelait sa plongée dans l'"Obscurité blanche", elle était dans un état d'exaltation élevé. »
- Joseph Campbell

"Divine Horsemen"
Filmed by Maya Deren 1947-1954, edited by Cherel and Teiji Ito, 1973-1977, b/w 47'. Sound recorded by Maya Deren. 1917 - 1961


"In September 1947 I disembarked in Haiti, for an eight-month stay, with eighteen motley pieces of luggage; seven of these consisted of 16-millimeter motion-picture equipment (three cameras, tripods, raw film stock, etc.), of which three were related to sound recording for a film, and three contained equipment for still photography."
-Maya Deren

"In September 1947 I disembarked in Haiti, for an eight-month stay, with eighteen motley pieces of luggage; seven of these consisted of 16-millimeter motion-picture equipment (three cameras, tripods, raw film stock, etc.), of which three were related to sound recording for a film, and three contained equipment for still photography."
-Maya Deren

"When the anthropologist arrives, the gods depart.' So declares, I am told, a Haitian proverb. Maya Deren, on the other hand, was an artist: therein, the secret of her ability to recognize ‚Äòfacts of the mind' when presented through the ‚Äòfictions' of a mythology. Her avant-garde films, composed before her first trip to Haiti, had already testified to her understanding of the pictorial script of dream, vision, and hallucination. She went first to Haiti as an artist, thinking to make a film in which Haitian dance should be a leading theme. But the manifestations of rapture that there first fascinated and then seized her transported her beyond the bounds of any art she had ever known. She was open, willingly and respectfully, to the message of the speechless deep, which is, indeed, the wellspring of the mystères. And so it was that when I first met her, just following her plunge into what she has named "The White Darkness" she was in a state of high exaltation."
Joseph Campbell





mardi 1 mai 2012

Nancy Spero


http://fr.wikipedia.org/wiki/Nancy_Spero


Nancy Spero a été l’une des plus grandes figures féminines de l’art américain. Artiste indépendante et engagée, elle pris part aux plus importants combats politiques, sociaux et culturels de son temps.  Elle était la femme de l’artiste américain Leon Golub (1922-2004).

Née en 1926 à Cleveland, elle grandit à Chicago et sort diplômée en 1949 de l’Art Institute de la ville. Au début des années 1960, la jeune femme s’est installée à Paris pour suivre les cours d’André Lhote à l’Ecole des Beaux-Arts.

A son retour aux États-Unis en 1964, elle va militer contre la guerre du Vietnam. C’est à travers son oeuvre qu’elle va dénoncer l’engagement militaire américain, notamment avec sa «Série de la guerre» (War Series) réalisée entre 1966 et 1970. A la même période, elle va également embrasser la cause féministe, en rejoignant le groupe WAR (Women artists in Revolution). En 1972, elle est l’une des fondatrices de la galerie coopérative AIR (Artists in Residence), consacrée à la défense des femmes artistes.

A partir du milieu des années 70, l’oeuvre de Nancy va porter autour de la représentation féminine, tour à tour glorifiée ou torturée, comme dans «Torture in Chile» (1974), ou encore «Torture of Women» (1976).

Elle connaît la reconnaissance à partir des années 80-90, aux Etats-Unis. En 1988, elle expose ses œuvres au MOCA de Los Angeles, et en 1992 au MoMA de New York. En 2006, elle devient membre de l’Académie américaine des Arts et des Lettres. En 2007, elle est sélectionnée par Robert Storr pour le Pavillon international de la Biennale de Venise. La même année, c’est le Frac Haute-Normandie, qui lui consacre une exposition autour d’Antonin Artaud.

La dernière grande exposition qui lui est consacrée de son vivant, «Dissidances», s'est tenue en Espagne en 2008.
http://www.liberation.fr/culture/0101598751-nancy-spero-ne-crie-plus

Nancy Spero, Masha Bruskina -Gestapo Victim 1994

Photographs of Nancy Spero from the 1960s to 2000.
A pioneer of feminist art, Nancy Spero's work since the 1960s is an unapologetic statement against the pervasive abuse of power, Western privilege, and male dominance. Executed with a raw intensity on paper and in ephemeral installations, her work often draws its imagery and subject matter from current and historical events such as the torture of women in Nicaragua, the Holocaust, and the atrocities of the Vietnam War.







Female bomb

Artemis, Goddess and Centaur (1983)




“Figures derived from various cultures co-exist in simultaneous time… The figures themselves could become hieroglyphs—extensions of a text denoting rites of passage, birth to old age, motion and gesture…Woman as activator or protagonist dancing in procession, elegiac or celebrator a continuous presence, engaged directly or glimpsed peripherally; the eye, as a moving camera, scans the re-imaging of women.”
Nancy Spero from an unpublished 1989 statement by the artist entitled “The Continuous Presence.”

Nancy Spero, “Female Bomb” 1966




Les Anges, Merde, Fuck, You


Nancy Spero. Goddess Nut. 1989

They Will Torture You My Friend, 1971

Nancy Spero (born 1926) is an American artist. Born in Cleveland, Ohio, she has long been based in New York City. She was married to and collaborated with artist Leon Golub (19222004).

As both artist and activist, Nancy Speros career has spanned fifty years. Her continuous engagement with contemporary political, social, and cultural concerns is renowned. She has chronicled wars and apocalyptic violence as well as articulating visions of ecstatic rebirth and the celebratory cycles of life. Her complex network of collective and individual voices was a catalyst for the creation of her figurative lexicon representing women from prehistory to the present in such epic-scale paintings and collage on paper as Torture of Women (1976), Notes in Time on Women (1979) and The First Language (1981).



Nancy Spero – Letter to Lucy Lippard (1971)
Nancy Spero, Artaud Painting-All Writing Is Pigshit, 1969.

Codex Artaud VI, 1971

 Torture of Women (1976, 20 inches x 125 feet), interweave oral testimonies with images of women throughout history, linking the contemporary governmental brutality of Latin American dictatorships (from Amnesty International reports) with the historical repression of women. Spero re-presented previously obscured women’s histories, cultural mythology, and literary references with her expressive figuration.









 Torture of Women a major collage/painting cycle November 9 - December 8, 1979