lundi 14 juin 2010

Marianne Van Hirtum - Le Réseau Sacré des Sous-Mouches

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Une fois pour toute, il fut établi un piège serré, limité par une barrière finement tissée, entre le réseau des sous-mouches et le réseau des sous-souris terrestres. Cela se passa avant la période des grands attentats. Mais il faudrait certes d’abord parler des grands attentats, bien qu’à l’instar des déplacements incessants  de juges et de quémandeurs, la cloche du sermon nocturne est toujours trop bien astiquée pour être entendu du fond replié des campagnes souterraines. C’est pourquoi les sous-mouches ne fuient pas devant l’ennemi, même lorsque l’ennemi revêt des bas de laine mouchetée qui font présager du règne des cimetières citadins. C’est dans ces cimetières, à vrai dire, que ce passent les périodes de circonstances amenant infailliblement des sentences et des verdicts. Ce qui ne se fait jamais sans peine. Il faut le vide absolu comme condition préambulatoire et certaine. Le vide et cependant quelque satanée verdure à profil d’une douceur exotique qui sème le trouble bien plus que la révolte dans les âmes dont l’authenticité ne fait de doutes que pour elles-mêmes. Les chapelles étant construites en zinc, les allées ne restent pas d’êtres suspectes au moindre bruit. Même les venues ont des fauteuils de velours vernis établis dans les vaste salles des pas défendus par une fumée âcre quoiqu’invisible la plupart du temps et plus encore par les matins de brume hétéroclite comme il s’en trouve dans les étés secs.


Marianne marchait le long des jours sableux sans savoir ce qu’elle allait soudain découvrir au détour d’un château d’épines. Marianne et ses sandales de cristal mouillé.

Marianne n’était certes pas une belle petite fille, c’est ce qui faisait son charme auprès des taupes centrales qui dirigent les aiguillages des gares nocturnes aux secrets itinéraires funèbres. Les statues blanches ont une heure fixe pour leurs palabres. On ne s’assied pas chaque fois qu’on le désire sur des pierres de touche aigue. Quand Marianne se lave le front, c’est tout le carillon empoisonné qui sonne.

Dans trois rangées de sous-mouches, il faut toujours savoir faire la part des sous-termites. Celles-ci sont agent de mort une fois sur dix. Mais comme chaque individu n’est doté que d’un seul grand-père, il faut être prêt au voyage à chaque envoi de télégramme de couleur bleu-buvard. Ce qui n’est pas toujours aisément discernable.

Marianne ne se donna jamais à fond. A fond pas plus qu’en surface. Une fois, Marianne portait de petits bas bleus qui étaient devenus toute une culotte et ceci par un froid si chaud qu’il fallut tout le remue-ménage de Noël pour laver les carreaux et ensuite montrer des danses rituelles au fond d’un parapluie de soie.

On avait arraisonné les sous-mouches à raison de six par semaine. Donc il manquait toujours une mouche. Ceci raccourcissait l’année de façon tellement inquiétante que lorsque la pluie se mit à tomber las bas de soie augmentaient de prix en proportion considérable. Le danger devint tel que les sous-souris établirent le contact. C’est tout ce qu’en attendait les sur-souris pour ouvrir le feu ! Le feu du bûcheron semble plus pétillant dans sa pauvre cheminée des quatre fontaines. C’est la Fontaine du Beau Soleil Levant qu’il faudrait interroger là-dessus. Elle donne le bras à deux ou quatre petites filles aveugles mais qui n’en sont pas moins modèles pour autant. De beaux modèles de plâtre pour les jours sans feu. Pour les couronnes débiles que l’on dépose en rêve sur la tombe des parents vivants. Ah ! les beaux parents !

Les autres parents sont laids comme de la porcelaine et vifs quelquefois malgré les années qui ne passent pas. L’année donc ne passait pas, bien que les sur-souris s’y employassent avec ampleur. Le Total était aussi décevant que la famine des grands déserts de banquise qui sont recouverts de forêts malléables ressemblant à des cimetières de statues et de seins mouillés. Les sous-souris cependant, avaient pris soudain l’offensive.

Marianne cependant, avait mis des bas de soie cette fois, car elle était devenue grande petite fille et montrait volontiers aux passants ses jambes de cristal, mais le résultat était maigre et la petite fille se mit à rabougrir.

Bougre de Saint Gris ! – Disaient les toutes petites souris délicieuses entrées dans le lit de Marianne pour la consoler des désirs frustrés de la veille. La veille est toujours le lendemain de quelque chose.

C’est ce qu’ignorent les réseaux de toutes sortes.

C’est la raison pour laquelle il ne faut pas établir de réseau d’aucune sorte étant donné que ces réseaux perdent toutes les guerres, ensuite tout est à recommencer. Et comme nous n’avons pas le temps d’être nietzschéens…eh bien…ne commençons rien ! A nous la célèbre continuation des rites !


(Issu du N° 14-15 de la revue « Obliques » Dirigée par Roger Borderie assisté de Michel Camus, n° consacré à « La femme surréaliste » 1977)








3 commentaires:

  1. pété de rire
    Ha c'est trop bon ça
    ps et après un barbekiou et canapé ha surtout pas
    oublier enfin après c'est chacun son goût
    ou baise ou match de foot
    aux choix
    pas les deux ça fatigue
    A très bientot Michel
    reps je crois bien que si
    j'étais a l'école on me dirait (Hors sujet grrrrrrrrrr)
    le drame de ma vie pfffftttttt
    fait chier de sortir des ordinaires ça fatigue a force hahahaha
    Enfin bref

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  2. Non pas hors sujet en plein ahahahaha

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  3. hé jsuis pas stupide hein
    ça c'est comme l'histoire de mon stérilet.
    putain j'ai reussie a la placer
    Enfin c'est la jeunesse qui s'enfuit
    enfin bref
    nous en verront d'autre mon brave monsieur hahahahahaha
    j'arrive pas a mettre mon adresse blog
    putain sfr a la poubelle ce bordel haaaaaaaaaaaaaaaaaaa
    Elisabeth Vaury

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