vendredi 26 mars 2010

GNAPHAR MIN - HA ADHAMAH

La nuit se lève sur Barceloka
reflet de lune sur mer déchaînée
apocalypse dans la tête
rue de la comtesse Venus Delicatessen.
The Blackhole
escortés par Il Diablo et Bacchus.
Le fond touché
faux poète de Tanger
clodos épouvantés
le regard tue :
voir un corps quitter son âme,
le privilège des poivrots...
Avens lascifs aux bestiaires enchantés
vos sortilèges
recouvrent de neige le sud de mon étoile.
Petite ourse (les trois mondes) perdue...
Au fond le fond est très clair
me dit une amie...
Novembre et le lézard n'hiberne toujours pas,
il a pourtant vu un congénère
y laisser sa peau...
Parle avec les pierres
me dit un messager charitable
et n'oublie pas
le dualisme est ton Golgotha !
Le désastre en marche vers l'aveuglement
dans le noir de la putréfaction préparatoire
l'ombre inverse comme eau sèche
le goût du feu aqueux dans la bouche
le dissolvant universel
m'abîme
révèle
le masque du rêve
de la vulpe à vulve
la pantomine rôdée
jusque dans le reflet du cauchemar.
D'où vient le temps ?
Je vois...

2 commentaires:

  1. magnifique! pasion y oscuridad....

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  2. je vois
    le temps
    comme un défilé de moments
    masqué par des aveuglements
    qui ont sacrifié le poète de Tanger
    pour quelques froides statues scrutant un passé


    le jour s'endort
    m'effroi son decor
    jamais en corps avec l'accord


    la cime devient Abysse
    elle reste pantois devant ses mines


    cauchemar déjà tu en reviens
    que tu y retournes !


    crucifiant Golgotha
    sur l'hotel du regard du vieux vielleur

    maître de nos trous de mêmoire

    aux froides sueures

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