mardi 9 mars 2010

OCTOBRE LE DEUIL DU HUIT


De mon voyage en Haute-Pneumonia j’ai ramené un crapaud, il loge dans mon oreille gauche, en toutes circonstances il coasse, mêlant son chant à celui des cigales, elles perpétuent l’été au nord de mon crâne depuis la nuit des temps. Un cafard endémique occupe aussi le secteur, m’entraînant régulièrement vers des abîmes de turpitudes sans négoce possible. En ces régions absurdement solennelles la pluie et le vent sont intraitables même en répétant en cœur et jusqu’à l’épuisement, tel un mantra, ce sésame ridicule qui n’ouvre sur rien : octobre le deuil du huit. Ne jamais écouter les voix venues de l’ennui et de la peur. Changer de rêve pour changer de couleur. Je sais à présent quel n’est pas ton visage et où tu ne te trouves pas. Asthme généalogique comme gabbro séculaire, aorte de l’enfance où braillent martinets frères oiseaux. Un souvenir comme un mauvais goût de bouche. La vieille folle offre son cul aux hirondelles, gazouillis à tous les étages. Essore le cauchemar dans les entrailles de l’insomnie, sous le regard moqueur de la tourmente. L’œil oblique révulse les images que dégueule la mémoire biliaire. Nos regards enfantins emplis de curiosité choisissent avec malice la noyade sous cette fontaine de démence qui n’en fini pas d’éclabousser les escargots mais de plaisir, debout, jambes écartées, varices aux cœur, comme un ciel de décembre improbable incarnation faite femme. Aux sarcasmes et autres rires moqueurs de circonstance succède le souffle chaud des nimbes de l’atroce qu’attisent les vents putrides de l’ouest du crâne. Ports rosis au chalumeau…Quantique du dimanche, picoreur de secondes, quelqu’un peut-il faire taire ce mainate mécanique qui ne possède pour langage qu’une seule phrase répétée à l’infini : mais où vont les vaches folles ? Globule en circuit fermé réparateur de tomates section horlogerie. Le datura au marteau-pilon. Couscoussiers aux balcons tournés la voix de leurs maîtres. Soumises la boucherie la tripe aussi. L’animal crie. Epuisé par les légions armées de l’aube épaisse en guerre contre les premières lueurs du jour, les garnisons de soleil levant fuient le froid de l’enfer cherchant à rejoindre le sud jamais vulgaire. Les mots prennent le contrôle. La nuit sans tain divinise le cul taré de sévices. A l’abattage dites-vous ? En rappel, une histoire d’abattoir et de camions chargés de bétail passant sous les fenêtres de ma chambre froide, la peur au ventre reconnaissant l’odeur de la mort invisible qui s’écoule pourtant dans les eaux vertes de la rivière en berne. Spasmes et débattements. L’animal se pisse dessus. Ne riez pas ! Après cela expliquez-moi comment le nez électronique peut évoquer au plus prés les senteurs printanières ? Et si la lune termine sa course sur la cheminée des fées, c’est que la nuit de muscade est terminée. En clé de huit s’entassent les nuages. En pied de poule grenouille le langage. Sensualité des vents solaires comme douceur des baisers de mars. Je débusque la débâcle sanguine sous la paupière. Regard rendu à la plaie, le corps vertige la douleur dans un grand cri de joie. Matin blanc d’oeil en convulsion. Crépuscule nectar des yeux intronise les nuits de ricins en feu. C’est alors que je laisse les neurones transmettre en morse les acouphènes qu’émettent mes oreilles au cortex alambiqué croche et double croche de mon cerveau en captivité.

1 commentaire:

  1. Des jours qui s'en vont vers la nuit
    Et des nuits qui s'enfuient toujours
    Vers des carrefours, des points de non-retour
    Et des mégots de cigarettes
    Qui s'entassent sans que le temps s'arrête
    Tu voudrais toujours être ailleurs
    Dans un antique flux migrateur
    Espion des cercles infernaux
    Des cirques où tu sacrifies ton ego
    Tu voudrais franchir la lumière
    Et t'exiler loin de la terre
    Mais tu sais plus ou sont les étoiles qui brillent
    Et dans les brumes du petit matin
    Devant un tapis clandestin
    Tu joues ton âme à contre-coeur
    Avec un flush royal au fond du coeur
    Et dans les brumes du petit matin
    Devant un tapis clandestin
    Tu joues ton âme en solitaire
    Avec un étrange regard vers l'enfer
    et tu sais plus ou sont Les fées pour oublier les nuits passées
    Morphé morphé aides nous a oublier les nuits passées
    _______________________
    le dernièr souffle est toujours le dernièr il n'y a pas de paradis après l'enfer ou vice et versa
    Amitiés

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