samedi 2 avril 2011

Michel Chion "Requiem"

Michel Chion, né le 16 janvier 1947[1] à Creil (Oise), est un compositeur de musique concrète, réalisateur, enseignant de cinéma et critique. Il a été membre du Groupe de recherches musicales (GRM) de 1971 à 1976. Il a réalisé des films et des vidéos et publié 16 ouvrages sur le son, la musique, le cinéma (dont des monographies sur Andreï Tarkovski, David Lynch, Jacques Tati ou Stanley Kubrick, entre autres).

Après des études littéraires et musicales, il entre en 1970 au Service de la recherche de l'ORTF, où il est successivement assistant de Pierre Schaeffer au Conservatoire national de musique de Paris, réalisateur-producteur des émissions du GRM, et responsable des publications de l'Ina-GRM, dont il fait partie de 1971 à 1976. C'est là qu'il rencontre Robert Cahen, compositeur et vidéaste, avec lequel le lieront désormais des rapports d'amitié et de collaboration.

Parallèlement, il compose dans les studios du GRM des « musiques concrètes », dont le Requiem (Grand prix du disque 1978) et plusieurs mélodrames concrets, forme dramatique qu'il inaugure en 1972 avec Le prisonnier du son et continue avec La Tentation de saint Antoine, 1984, en passant par Tu, 1977-85, et Nuit noire, 1985. On citera aussi La roue, cycle du quotidien, 1972-85, 24 préludes à la vie, Variations et Sonate, 1989-91, Crayonnés ferroviaires, 1992, Credo Mambo, 1992, - réalisée dans les studios de Musiques & Recherches (Ohain, Belgique) -, Gloria, 1994 — œuvres pour lesquelles il développe des techniques de réalisation originales. On lui doit aussi des musiques et conceptions sonores pour des films et vidéos.

Il ouvre comme théoricien un domaine neuf: l'étude systématique des rapports audio-visuels, qu'il enseigne dans plusieurs centres (notamment à l'Université de Paris III, où il est Professeur associé) et écoles de cinéma (La Fémis, l'ESEC, DAVI), et développe dans un ensemble de cinq ouvrages. Parmi une vingtaine de titres traduits dans une dizaine de langues, il a écrit aussi sur Pierre Henry, François Bayle, Charlie Chaplin, Jacques Tati, David Lynch, Andreï Tarkovski divers sujets de musique et de cinéma, publié dans des revues françaises et internationales et contribué à de nombreux dictionnaires et encyclopédies. Parallèlement, il a abordé la réalisation avec notamment le court-métrage Éponine (Prix Jean-Vigo, Premiers prix à Clermont-Ferrand, et à Montréal). En 1995, il entreprend une Messe de terre audio-vidéo au CICV Pierre Schaeffer de Montbéliard (France).

Après avoir consacré un Guide des objets sonores aux idées de Schaeffer, il fonde dans Le promeneur écoutant, essais d'acoulogie, (Plume éditeur, 1993), complété par Musiques, médias, technologies (Flammarion), une théorie du son s'appuyant sur le langage. Il publie en 1991, grâce à Jérôme Noetinger, L'art des sons fixés, où est notamment proposé, pour désigner cette musique, le retour à l'appellation de « musique concrète » dans son sens initial non-causaliste. Sa redéfinition insiste sur les effets propres à la « fixation » du son, terme qu'il initie à la place de celui d'enregistrement.

A propos de l'oeuvre musicale de Michel Chion, voir La musique concrète de Michel Chion ; essai de Lionel Marchetti, 320 pages (Préface de François Bayle, suivi dune discussion avec Michel Chion, par Christian Zanési, ) ; éditions Metamkine 1998



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