mardi 6 juillet 2010

LES NIMBES DE L’ATROCE


Corps enflés par une dernière valse échevelée. Les cadavres des porcs accouchent de l’arthrite de leurs filles. La cuisse se soulève, en recherche des couronnes de varices bleues sous les chairs noueuses des pubères cadavres changés en marbres aux tatouages bariolés, ô nos beaux  arcs-en-ciel sacrés aux présages obséquieux… L'insémination traverse le chapeau, étrangle la parole, rend les glaviots. Vidé l'os des veaux les intestins à vau-l'eau chancellent sous une bouche de ciel éclairée de rats. L'ombre d'une charogne guette le gel des taupes. Une couche de morts remonte vers les entrailles du vaccin. Humée la glaire chaotique, la colique du kiosque, aspirée la vache ténébreuse à la prunelle épaisse encombrée de décombres. Se meurent les corbeaux de novembre, les traire et boire le noir par le regard, les yeux rivés aux plus profond de la poche anale. Viande molle, flasque. Oiseau à demain de corps sang goutte. A cet instant rire haut de l'au-crâne malin. Caillots, goutte de ciel coagulée. Orbites, trous, pustules purulentes, souffre au lait de l'os dehors. La blancheur monte en faire-part ossuaire à la jonction des épidermes. La langue contre les parois humides, notes d'organes, griserie, c'est l'ascension asphyxiante des germes contaminés. Au centre de l'oeil turgescent, comme l'épanouissement du coma en extase recherchée. Le spectacle dans la boue, le souffle du pore, l'étranglement à la sortie sous les ventres tuméfiés des mortes. Les corps libérés des mots que suscite l'angoisse. Le rêve de ces doigts qui glissent en son sein comme bestiale protubérance en son dentier. Le massacre du gland à froid. L'étreinte digitale passion des paumes les phalanges s'insinuent ouvrant le corps mort, macchabée bourreau d'or. L'effort d'un rire, d'une grimace, caricature des chairs léchées à rebours, conjure le mal par le mal. Lambeaux et cernes ignorent la pitié. L'urine pourrit dans le galbe du ver. Le ventre des calvaires, sourde cohorte en son meurtre, infection des mouvements dans le charbon et la souillure du silence arraché aux tripes comme gémissements dérobés à la face de l'écume. Le rire paralysé sur les vestiges ténus d'une perte noire qui s'écoule de la raie à la fesse à l'ombre du champignon congestionné au centre de la vulve arachnéenne où s'abreuvent bruyères, reptiles, batraciens, mousse noire, corolles de bitume sous les voûtes amendées des cercueils de chair. Une morgue désaffectée où seul le chant des ouies parvient encore à se faire entendre par delà les oraisons funèbres de la nuit engrillonnée de pisse. 

6 commentaires:

  1. HA OUI çA J'AIME
    J'AIME LES MOTS
    A TOUT TOUJOURS J'AIME LES MOTS
    BON DIEU CE QUE JE LES AIME VOS MOTS
    MICHEL
    ALLEZ DODO LISBETH
    demain est une autre nuit
    un baiser sur ce blog aussi

    RépondreSupprimer
  2. ps je voulais dire (l'ai aime vos mots ) purée heureusement que hubert felix me corrigeait mes textes hahahaha
    je suis blonde vous comprenez michel hahahahaha
    et de surcroit de multiple origines
    enfin bref le bordel quoi

    RépondreSupprimer
  3. OUI TRES LOIN
    ALORS (SSSSSSSSS) MOT
    a diable l'avarice

    RépondreSupprimer
  4. Touché par les vôtres (mots), celui-là (texte) il revient de très loin...

    RépondreSupprimer
  5. oui d'un temps ou les chevaliers disaient vous et doux baisers
    et rien de plus
    _____________________________________________________


    Dans ce monde infréquentable, il vaut mieux aller auprès d'un phare
    quoi que je fasse

    j'ai toujours cette impression de vous faire mal

    a lui, a vous ,a toi

    (c'est idem pour moi )

    LUI C'est perdu

    ...... VOUS ça remonte de loin

    Toi et bien voilà

    pourquoi

    faut il que nous restions seul ici aussi a poil

    faut il encore que je raconte qu'il faut boire par soif

    j'en ai trop vue des noyés dans la mer a vagues

    Allons auprès d'un phare

    pour oublier nos larmes

    d'un monde infréquentable

    ou personne ne regarde a l'endroit

    apport donnons pour mieux voir

    sans pour autant vouloir

    sans pour autant tout vouloir

    juste se voir

    Moi quand j'étais bébé

    déjà j 'ai appris a être grande et même sans lait

    j'avais pas le droit

    ceci explique peut-être pourquoi la peur je connais pas

    et surement aussi

    que ma seule loi

    est ma foi

    en lui ,en vous ,en toi

    et vice et versa

    apport donnons pour mieux voir

    sans pour autant vouloir

    sans pour autant tout vouloir.....

    et j'attends l'heure de ma rédemption

    pour épouser l'heure de ma réincarnation

    faut il que je me mette ici aussi a poil
    et raconter que toutes ses pluies de lettres sont pour toi
    et attendre que l'on se voit le jour de ma redemption
    pendu sur l'heure de ta réincarnation !


    apport donnons pour mieux voir

    sans pour autant vouloir

    sans pour autant tout vouloir .....

    Dans ce monde infréquentable, il vaut mieux aller auprès d'un phare
    l'ombre des sous bois voir
    pour ne plus avaler les mers a boire
    et

    sous la pluie
    D'un hivers sans voie
    Lui qui poursuit
    Son puzzle déglingué
    Lui dans sa nuit
    Lui qui détruit
    Son ombre inachevée

    voudrait voir une seule fois le soleil une seule fois son bras atteindre la lune

    mais c'est perdu
    Sous le joug des terriens

    Réservés aux pingouins

    A la marée sans Lune
    En venant féconder
    Le ventre des lagunes
    et ses corps écorchés
    S'immolaient aux vagues blessées
    A la marée sans Lune

    Sous les embruns glacés
    D'une chambre fréquenter
    par les miroirs autochtones
    lui reste et survis
    Sans doute par élégance
    Peut-être par courtoisie
    surement par arrogance

    et puis camembert mouelleux

    met ta main là juste sous mon coeur et pas petit humain
    mais grand ZAZ ZETOUN MIND

    RépondreSupprimer
  6. ps pas un mot ou je ne pense a vous a toi
    et rien de plus
    une pluie de baisers doux
    Elisabeth
    ps bonne nuit Michel

    RépondreSupprimer