lundi 13 septembre 2010

CREPUSCULAR BACIO




"Crepuscular Bacio" par Thierry Texedre

Cette vérité qui dérange, tente de remplir une dernière fois son organe en parole. En fin en entrave de cet être suprême, en face duquel rien ne tient: la répétition d'une mort certaine et crépusculaire. Tentative d'effraction verbale avant son souffle en coupe, en gonflement, en apnée. Tentation de respirer en terme de vie, pas de cessation en engourdissement respiratoire. Le temps défile isomorphe. Le corps tremble en état de sauts d'images vasculaires, sang montré comme celui d'une antériorité. La réalité fracassée du corps en appui sur le sol, terre brune puis noire. L'otage est libre en ces temps de disgrâce vertébrale, la mort sursaut hante l'homme éternel dans son être. L'inquiétante étrangeté du silence qui fait face au corps soulevé, déshabillé de son âme, en son sein, de l'immobilité morbide d'une présence sans voix. Écho en face, autour, de fractures vocales, illusions peut-être d'autre vie en voix habitées celles-là...

3 commentaires:

  1. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

    RépondreSupprimer
  2. Et bien vous y êtes arrivé
    a photographier le brouillard du crépuscule
    ou l'ombre des amours gadgets
    qui jouent ORPHEUS BELLS
    au péage des sentiments déjà minés
    ou les vampires sortent
    de leurs cercueils pour crusifier
    le poète de Tanger

    Et même mieux
    il y a les vautours qui tournent aussi
    a l'Est d'Eden juste là derrière les cables-électriques

    Ils bloquent leurs lendemains en esperant que les mouches s'apprêtent

    ça c'est le son qui le dit
    a mon oreille j'entends

    Bonne fin de journée Michel
    je vous embrasse

    RépondreSupprimer
  3. Vous entendez magnifiquement bien Elisabeth,
    bonne soirée à vous aussi,
    je vous embrasse...

    RépondreSupprimer