samedi 4 septembre 2010

FLAKO ILLUMINATI NAKEDEAD

Flako ne descend pas de la montagne, c'est la montagne qui descend de lui.
C'est sa vison, son rêve, sa force et ce ne sont pas les deux poudreux aux
regards opiacés qui vont lui faire baisser les paupières. Il fait partie de la race
des types qui regardent Dracula dans le blanc des yeux sans perdre la vue.
La peau sur les os, ce type lorsqu'il s'endort ne doit pas tomber dans les bras
de Morphée mais plutôt entre les griffes de la Grande Faucheuse. Je dis cela
car on dirait vraiment que ce gonze fait régulièrement un tour au Royaume
des Morts tellement il est désincarné. "Los flamencos no comen". On aurait
pu l'appeler Lazare, mais Flako lui va mieux. Puis ce nom claque comme du
bois sec. Homme s'encadavrant la gueule en essayant de respirer. Cela il l'a
expérimenté à ses dépends. Ce mec a une copine. Gostpok elle se fait appeler.
Le genre fine lune avec des yeux d'oiseau, un bec à la place du nez, et la bouche,
vielle blessure mal cicatrisée. Bites sucées à en dégueuler bile et foutre en un
même torrent. Toujours défoncée à tout ce qui peut s'enfiler par un trou ou par
un autre. Surtout dopée à la moelle de son mec qu'elle ne quitte jamais
(où l'inverse...) Pire qu'une ombre, le fantôme d'une ombre, l'ombre du fantôme d'une ombre,
toujours à virevolter autour de l'autre épine, à rire à gorge déployée. Un rire
qui te glace le sang tellement il t'en dit long sur le froid qui règne en enfer.
"J'ai choisi d'habiter dans le nord pour le froid". Ces deux-là font la paire c'est sûr.
Ils ne pouvaient que se rencontrer et ne former plus qu'un avec le petit monde
des insectes de la nuit qui les informe sur l'état de la planète dans une langue
simple, non codée. Car la planète  trop occupée à se coter à oublié le langage
primordial, celui de la caillasse et de tout le micro-univers qui grouille en dessous.
Celui du vent et de la pluie, des sources, des avalanches et des saisons perdues.
L'alphabet des arbres dont le grand livre ouvert à la faveur d'un hiver capricieux
lui est fatalement devenu illisible. "Comment le nez électronique peut-il évoquer
au plus juste les senteurs printanières ?"





4 commentaires:

  1. Ne rien savoir je voudrais



    Ne rien comprendre il me faudrait



    Ne plus rien voir j'aimerais



    déjà dit je le sais



    ___________________

    Ce soir je vous aimes



    demain je m'en moque ,j'estimerai



    vous avez l'heure s'il vous plait ?



    Au temps je vous emporterai



    qu'importe demain hier vous étiez



    serait ce un jeu de tout le temps compter ?



    vous avez l'heure s'il vous plait ?



    perdu mon temps que j'avais



    j'ai confondu avoir et été



    et puis l'automne et l'hivers inversés



    vous avez l'heure s'il vous plait?



    ce matin je vous abhorrerai



    comme hier je vous ai abordé



    l'imposteur en vous allumait le soleil des brumeuses saisons il est vrai



    Vous avez l'heure s'il vous plait?



    m'eloigner de vous je voudrais



    je suis venu , j'ai vu et de vous je n'ai rien aimé



    Vous n'étiez qu'un saisonnier



    dans ce champ de poirier



    j'ai fait l'effort de vous regarder



    je ne ferai pas celui de vous maudisser



    de ce théatre organisé



    je n'ai senti que vôtre rideau grisé



    et ce rien de couleur m 'a accablé



    vous avez l'heure s il vous plait ?



    Un thé je voudrais



    Amer je vous prie d'agrèer



    vous avez l'heure s'il vous plait ?



    sentez mes yeux s éloigner .



    dans un filet d'elixir je vous emporterai



    vôtre corde tendue a cédé



    vous avez l'heure s 'il vous plait ?



    sur un autre demain mes mains je poserai



    aujourd'hui déjà elles sont installés



    pardonnez .

    __________________________

    Ne rien savoir vous voudriez



    Ne rien comprendre il vous faudrait



    Ne rien voir vous aimeriez



    Aucune raison



    de connaître l'histoire ou vous même avez participé



    Rappelle que toutes les senteurs printanières ne sont que futilitées



    au nez de celui ou elles meurt d'ennuis au ciel brouillé .



    Accordez au moins ce colchique universalisé



    Rappelle que tous les Flakos ne sont que des usines engazées



    au nez de celle qui feinte l'amour endiablé



    au coeur ensorcelé, tiède et voilé

    d'un regard defleuré

    hier sur vous les yeux j'ai posé

    vous avez l'heure s'il vous plait ?

    est venue l'instant de m'envoiler
    ___________________________________
    bon Enfin bref
    ça fait joli ça ici
    Bonsoir Michel

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